Christiane Nathalie Geillon : tutrice au parcours atypique

Christiane Nathalie, depuis combien de temps es-tu tutrice chez Succès Scolaire?
Je suis toute nouvelle puisque j’ai intégré l’équipe seulement en août 2015. Par contre, j’avais déjà été tutrice pendant 10 ans en France.

Depuis combien de temps es-tu ici? Qu’est-ce qui t’a motivée à quitter la France pour la Belle Province?
J’avais la chance de poursuivre des études supérieures à Montréal. C’était l’occasion pour moi de « tester » si l’endroit me convenait et nous offrait, à ma fille et moi, une meilleure qualité de vie.
Christiane Nathalie

Parle-nous un peu de ton cheminement professionnel.
À 20 ans, j’obtenais ma maîtrise en génie aérospatial. Dans ce domaine, on ne sait jamais précisément ce qu’on fabrique. Comme je ne voulais pas travailler pour l’industrie de l’armement, j’ai préféré changer de domaine.

Déjà à cette époque, ce qui nous amène aux débuts des années 1990, je donnais des cours particuliers. Cela me permettait d’approfondir mes connaissances et de vulgariser ce que j’avais appris.

J’ai aussi été commissaire technique moto et inspectrice départementale de sécurité routière pendant 20 ans. Vous devez sûrement vous demander ce que c’est? Je vous explique…

En tant que commissaire technique moto, j’intervenais dans toutes les courses de motos, notamment les célèbres 24 heures du Mans. Mon rôle était de m’assurer que les motos et l’équipement des motards étaient conformes, et surtout que tout était fait pour que la course soit sécuritaire.

Mes fonctions d’inspectrice consistaient à me rendre sur les lieux d’accidents mortels de moto non résolus, d’en trouver les causes et de donner des recommandations, en collaboration avec d’autres experts, à la préfecture (l’équivalent de la Sûreté du Québec).

Ces deux emplois bénévoles, qui demandaient de suivre plusieurs formations, étaient très valorisants à mes yeux.

Revenons au Québec un peu. Que faites-vous en ce moment?
J’ai obtenu une maîtrise recherche en éducation et maintenant, je fais un doctorat en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal.

Je suis également auxiliaire de recherche au Centre d’innovation pédagogique en pharmacie. Mon rôle précis est de planifier, d’organiser et d’évaluer des activités de formation, de recherche et de réseautage en pédagogie des sciences de la santé.

Mère monoparentale, étudiante au doctorat, auxiliaire de recherche : comment trouvez-vous le temps d’être tutrice?
Mon horaire est planifié au quart de tour. C’est ce qui me permet de tout faire.

Un tel emploi du temps ne laisse pas beaucoup de temps pour les loisirs…
Détrompez-vous! Je suis une passionnée d’astrophysique. Alors j’aime bien être juge lors d’expo-sciences. J’adore également piloter de petits avions. Comme ma licence française n’est pas valide ici, je me pratique au simulateur de vol à Laval. Mais ce n’est qu’une question de temps avant de pouvoir piloter à nouveau… J’oubliais : je fais aussi du chant lyrique.

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