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Stress ou anxiété de performance : comment aider votre enfant ?

La période des bulletins approche et votre enfant semble tendu? Apprenez à distinguer le stress normal de l’anxiété de performance, et découvrez des stratégies concrètes pour l’accompagner avec bienveillance.

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La remise du bulletin, c’est souvent un moment chargé d’émotions dans nos maisons. Vous l’avez peut-être remarqué : votre jeune dort moins bien, il est plus irritable, ou il se met une pression énorme. Et vous, comme parent, vous voulez aider… sans en rajouter.

La bonne nouvelle? Dans bien des cas, ce n’est pas un manque d’effort ou de capacité: c’est surtout une question de pression, de méthodes, et de sentiment de contrôle. Un petit ajustement à la fois peut faire une grande différence.

Article réalisé en collaboration...

Avec Aidersonenfant.com, une plateforme qui outille les parents avec des contenus concrets, appuyés par la science. Comme chez Aidersonenfant.com, chez Succès Scolaire, on partage la même mission : accompagner les familles avec bienveillance, justesse et des stratégies qui fonctionnent dans la vraie vie.

Dans cette capsule tirée du Parcours Parent L’anxiété sous toutes ses formes (pour découvrir les autres parcours parents, c’est par ici), Dr Jonathan Bluteau partage des phrases-clés pour accompagner votre enfant avec plus de calme et de clarté :

  • « Il faut séparer la note et la valeur de l’enfant. »
  • « Le meilleur moyen de diminuer l’anxiété, c’est de se préparer. »
  • « Apprendre à son enfant à prendre du contrôle sur ce qu’il peut contrôler, c’est une compétence. »
  • « S’organiser et prévoir, ça diminue l’anxiété. »
  • « Mieux on est préparé, plus on a le sentiment d’avoir du contrôle. »
  • « Le rôle du parent, c’est aussi d’établir des limites. »
  • « Mettre les bonnes limites au bon moment, ça fait partie de l’accompagnement.»

7 repères concrets pour aider votre enfant (sans ajouter de pression).

1) Remettre la note à sa place (et protéger l’estime)

Quand la note devient une preuve de valeur », l’anxiété grimpe.

👉 À garder en tête : « Il faut séparer la note et la valeur de l’enfant. »

Mini astuce : remplacez « combien tu as eu? » par :

  • « Qu’est-ce qui a été le plus difficile? »
  • « Qu’est-ce que tu as mieux compris cette fois? »
  • « De quoi tu es fier, même un petit peu? »

2) Normaliser le stress… sans le minimiser

Dire « c’est rien » n’aide pas. Dire « je te vois » apaise.

Mini astuce : une phrase simple qui ouvre la porte :

  • « Je vois que tu es stressé. On va y aller une étape à la fois. »

3) Miser sur la préparation (c’est le meilleur antidote)

Quand tout est flou, l’anxiété prend le volant. Quand il y a un plan, le cerveau respire.

👉 Phrase-clé : « Le meilleur moyen de diminuer l’anxiété, c’est de se préparer. »

Mini astuce : au lieu d’un marathon, visez petit et régulier :

  • 20–30 minutes par jour : une mini révision « rappel » la veille permet une meilleure assimilation et réduit considérablement le stress.

4) Donner un sentiment de contrôle (sur le contrôlable)

Votre enfant ne contrôle pas la difficulté de l’examen. Mais il peut contrôler ses actions.

👉 Phrases-clés : « Apprendre à son enfant à prendre du contrôle sur ce qu’il peut contrôler, c’est une compétence. » « Mieux on est préparé, plus on a le sentiment d’avoir du contrôle. »

Mini astuce : faites une liste en deux colonnes :

  • Je contrôle : mon temps d’étude, poser une question, pratiquer, demander de l’aide
  • Je ne contrôle pas : l’humeur du prof, la météo, une question surprise

5) S’organiser pour calmer le cerveau

L’organisation n’est pas un « plus » : c’est un anti-stress.

Mini astuce : faites un mini plan en 3 blocs (super simple) :

  • Bloc 1 : « Ce que je dois comprendre »
  • Bloc 2 : « Ce que je dois pratiquer »
  • Bloc 3 : « Ce que je revois rapidement la veille »

6) Mettre des limites qui protègent (sommeil, pauses, écrans)

Quand un enfant étudie trop tard, saute des pauses ou s’épuise, l’anxiété augmente… même s’il « travaille fort ».

👉 Phrases-clés : « Le rôle du parent, c’est aussi d’établir des limites. » « Mettre les bonnes limites au bon moment, ça fait partie de l’accompagnement. »

Mini astuce : une règle simple et claire :

  • « On protège le dodo. »
  • « On arrête 30–60 minutes avant le coucher. »
  • « Une pause aux 25 minutes. »

7) Revenir à l’action quand ça bloque (micro-étapes)

Quand l’anxiété monte, le cerveau voit une montagne. Votre job : la transformer en marche.

Mini astuce : « la prochaine petite chose faisable » :

  • « On commence par 10 minutes. Après, tu décides si tu continues. »
  • « Choisis 1 exercice. Juste 1. »

Quand demander de l’aide?

Si l’anxiété persiste, si votre enfant se bloque souvent, perd confiance, ou évite complètement l’école/les évaluations, cherchez du soutien :

  • ressources de l’école (enseignant, récupération, psychoéducateur, etc.)
  • tuteur qualifié (structure, méthode, confiance)
  • professionnel de la santé si l’anxiété envahit le quotidien

Un accompagnement externe peut aussi réduire la charge émotionnelle à la maison : vous redevenez « le parent », pas « le prof ».


La période des bulletins ne devrait pas être un cauchemar. Avec un plan simple, des limites protectrices et beaucoup de bienveillance, vous pouvez aider votre enfant à apprivoiser le stress et à développer des outils qui vont lui servir longtemps.

Rappelez-vous : un bulletin, c’est une photo à un moment précis. L’important, c’est le chemin, les stratégies et la confiance qu’on bâtit ensemble.

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