Succès Scolaire dans Le Devoir

9 janvier 2016

La journaliste Sarah R. Champagne trace un portrait de l’industrie du tutorat. Dans un premier article, « Le boom de l’industrie du tutorat privé », elle s’intéresse à la croissance de la demande et du nombre d’entreprises spécialisées dans le domaine. Benoit Archambault y mentionne que Succès Scolaire croît de 30 % d’année en année.

Dans un second, « Le tutorat, ou l’autre école privée », la journaliste présente l’histoire de Armand et son tuteur Anthony.

Armand n’est pas de ceux qui ont commencé le tutorat en bas âge, ni un rescapé d’un naufrage académique certain. « J’ai toujours préféré les maths et je voulais m’arranger pour continuer à les aimer », indique-t-il, responsable et réfléchi. Il a aussi « un rêve », révèle son père Jean-Louis Luque. Ce jeune Français d’origine est passionné d’informatique et il veut accéder à un baccalauréat scientifique (l’équivalent du DEC en sciences de la nature).

À 17 ans, il est dans sa dernière année d’étude du programme français au Collège Stanislas à Montréal. Au printemps 2015, à la fin de la troisième, ou l’équivalent du secondaire 4 québécois, il devait passer un brevet basé sur trois matières, dont les mathématiques. Avec des résultats d’à peine plus de 10 sur 20 dans cette matière, l’adolescent s’est mis d’accord dès novembre 2014 avec ses parents pour se« booster », comme il le signifie.

Et ce, quitte à y passer ses samedis. « C’est sûr que je préférerais me reposer, mais on s’y fait. On est une équipe maintenant avec Anthony, c’est mon ami », dit-il. Son tuteur acquiesce : quand Armand a décroché 18 sur 20 en maths, six mois après le début de ses visites, il était « aussi heureux que lui ». Cet étudiant universitaire en biochimie, lui aussi originaire de France, se voit comme un outil supplémentaire, « sans jamais se substituer au professeur ».

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