Chaque année en février, le Québec souligne les Journées de la persévérance scolaire. Mais au-delà de l’événement, qu’est-ce que ça veut dire, persévérer à l’école? Et surtout : comment, comme parent, aider son enfant à garder sa motivation bien vivante même quand c’est plus difficile?
Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’être prof ni de maîtriser toutes les matières. Les petits gestes du quotidien peuvent faire une grande différence.
C’est quoi, au juste, la persévérance scolaire?
La persévérance scolaire, c’est la capacité d’un jeune à continuer son cheminement malgré les défis : un examen stressant, une notion qui ne rentre pas, une baisse d’énergie, un moment de découragement.
Ça concerne tous les élèves, du primaire au secondaire, peu importe les notes. Que votre enfant ait des A partout ou qu’il vive des difficultés d’apprentissage, la persévérance, c’est ce petit moteur intérieur qui dit :
« Je continue. J’essaie encore. »
L’objectif est simple : réduire le décrochage scolaire et valoriser chaque pas vers la réussite scolaire. Parce qu’un jeune qui persévère, c’est un jeune qui apprend à croire en son potentiel.
D’où vient la motivation?
La motivation ne tombe pas du ciel. Elle se nourrit de plusieurs ingrédients et ça, c’est rassurant, parce que ça veut dire qu’on peut l’encourager.
1) Le sentiment de compétence
Quand votre enfant comprend enfin une notion, réussit une étape ou termine un projet, il se sent capable. Et cette sensation-là donne envie de continuer.
👉 Astuce : plutôt que “Bravo, tu es bon!”, essayez : “Tu as travaillé fort, et ça paraît.” (On valorise l’effort.)
2) Le plaisir d’apprendre
La motivation grimpe quand l’apprentissage devient plus vivant :
- un enseignant inspirant,
- une activité concrète,
- un jeu éducatif,
- une façon différente d’expliquer.
Parfois, le déclic vient juste d’un autre angle.
3) Le soutien de l’entourage
Vous êtes un pilier. Un simple :
- “Je suis fier de toi.”
- “Je vois tes efforts.”
- “Je suis là, on va trouver une solution.”
… peut avoir plus d’impact qu’une note parfaite.
4) Un environnement sans trop de pression
Quand l’anxiété de performance prend trop de place, la motivation diminue.Valoriser l’effort plutôt que seulement le résultat aide votre jeune à avancer avec confiance.
Persévérer, ce n’est pas être parfait. C’est continuer, même quand c’est imparfait.
Des gestes simples (et efficaces) pour soutenir votre enfant
Vous n’avez pas besoin d’en faire plus. Souvent, c’est surtout une question de constance.
- Créer une routine d’étude agréable Un coin tranquille, une collation, une pause active entre deux blocs.
- Célébrer les petites victoires Une bonne note, oui… mais aussi un devoir terminé, un effort soutenu, une notion comprise.
- Rester à l’écoute Posez une question simple : “Comment tu te sens avec l’école ces temps-ci?” Parfois, votre enfant a surtout besoin de ventiler.
- Fixer un objectif réaliste à la fois Exemple : “Cette semaine, on consolide les fractions.” Un objectif clair = moins de surcharge mentale.
- Explorer le tutorat si nécessaire Un coup de pouce extérieur peut débloquer une matière et redonner confiance — surtout quand la tension monte à la maison.
- Collaborer avec l’équipe-école N’hésitez pas à demander une rencontre de suivi avec l’enseignant. Vous formez une équipe, et ça aide énormément quand un jeune traverse une période difficile.
Éviter l’échec scolaire sans mettre trop de pression
L’échec scolaire fait peur c’est normal. Mais attention : si la peur de décevoir devient constante, un jeune peut perdre sa motivation et décrocher tranquillement.
Rappelez-vous : chaque enfant avance à son rythme. Parfois, un détour par une ressource d’aide, un changement de méthode ou un soutien plus personnalisé fait des merveilles.