Regagner la confiance de son enfant

 

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Grosso modo, la confiance, c’est de se fier à quelqu’un, de croire en ce qu’il nous dit. Les parents qui perdent la confiance de leurs enfants à l’heure des devoirs peuvent se sentir très démunis. Pour tous ceux qui sont touchés par ce problème, il existe des avenues à explorer pour retrouver ce qui a été perdu.

La période des devoirs peut provoquer des situations frustrantes qui, graduellement, mènent au bris de ce lien si important. Les ennuis associés à la période des devoirs ne sont pas banaux parce qu’ils surgissent à un moment où notre désir, légitime, de voir notre enfant réussir est fort. Cette volonté qui est difficile à maîtriser provoque de l’insécurité et des inquiétudes, parfois en trop grande quantité.

Comment s’y prendre alors? Doit-on intervenir davantage, ou encourager à développer l’autonomie de l’enfant? Il faut d’abord s’interroger sur la façon dont on l’accompagne. Trop d’accompagnement peut être une partie du problème. Il est possible qu’un enfant ne se sente pas suffisamment impliqué, en raison du fait qu’il n’ait pas appris à développer lui-même une motivation et une satisfaction intérieures vis-à-vis du travail bien fait. Dans ce cas, les parents doivent faire des efforts pour encourager l’autonomie de leur enfant, pour s’en distancer un peu plus…tout en restant disponibles, réceptifs et impliqués. Le développement de cette autonomie aura des résultats positifs sur votre relation.

Ensuite, la motivation passe par le succès. Ces succès nourrissent la relation qu’on cherche à rétablir. Il faut restaurer la confiance une étape à la fois, en construisant une « pyramide de petits succès ». Cet accompagnement mesuré permettra « d’apprivoiser » un enfant réticent ou frustré. Plus concrètement, on peut cumuler ces victoires en les notant dans un cahier (dépendamment de l’âge de l’enfant). Il faut que l’enfant réussisse par lui-même un petit objectif d’abord, pour qu’on puisse ensuite lui dire « Voilà, tu vois, tu peux réussir, tu peux gagner par toi-même! ».

Également, plutôt que d’être physiquement à ses côtés à tous les jours, vous pouvez l’accompagner différemment. Comment? En approchant la matière qu’il voit d’un autre angle. Il s’agit de transposer les savoirs qu’il est en train d’apprendre dans les situations de la vraie vie. La proportionnalité peut être révisée en faisant une recette de gâteau. Des notions simples d’écologie peuvent servir à comprendre d’où vient la pluie qui est tombée la veille. Toutes ces activités sont formatrices du point de vue de l’apprentissage et peuvent être gagnantes pour rétablir le lien de confiance.

Et puis, pourquoi ne pas prendre un temps d’arrêt de l’heure des devoirs? Pas un arrêt des devoirs, mais plutôt trouver quelqu’un d’autre avec qui il peut les faire. Il peut s’agir d’un de ses collègues de classe en qui on a confiance, un cousin ou une tante qui habite près, ou un tuteur. Faire les devoirs entre pairs s’avère particulièrement efficace pour l’apprentissage.

En terminant, rappelons qu’il ne s’agit pas d’une science exacte, qu’on parle ici d’une relation humaine! Chaque fois il faut s’ajuster à la situation pour être un bon accompagnateur. Ces principes vous permettront certainement d’être plus « calé » en ajustement!

Des sources pour aller plus loin concernant l’heure des devoirs

Meirieu, Philippe. Les devoirs et les leçons. Parents, enfants, enseignants: pour en finir avec ce casse-tête. Paris, La Découverte, 2004, 156 p.

Béliveau, Marie-Claude. Les devoirs et les leçons : questions et réponses pour les parents. Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2009, 80 p.

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