Un voyage humanitaire au Sénégal pour une employée de Succès Scolaire

Madeleine est responsable du service aux familles chez Succès Scolaire depuis 2014. Faites connaissance avec cette jeune femme de cœur qui revient d’un voyage humanitaire au Sénégal.

Madeleine, en quoi consiste tes tâches chez Succès Scolaire ?
En résumé, je reçois les appels des parents et je les informe des services offerts par l’entreprise. Je m’assure de bien comprendre leurs besoins et la situation de leur enfant (notes, difficultés particulières, trouble d’apprentissage…). Ensuite, je transmets le dossier à un chargé de comptes qui s’occupe de jumeler l’élève à un tuteur.

Qu’est-ce qui t’a amenée à joindre l’équipe de Succès Scolaire ?
Tout au long de mes études collégiales en musique puis en techniques d’intervention en loisir, j’ai occupé des emplois reliés au service à la clientèle. Ce poste était parfait pour moi. J’avais l’occasion d’aider les enfants en offrant le meilleur service qui soit à leurs parents. Que demander de plus ?

Parle-nous un peu de ton voyage.
Du 25 février au 11 mars dernier, j’ai accompagné un groupe d’élèves de 4e et 5e secondaires du collège Beaubois, une école privée de Montréal, lors d’un voyage humanitaire au Sénégal. Nous nous sommes rendus à Joal-Fadiouth, un village situé à environ 80 kilomètres au sud de Dakar, la capitale sénégalaise.

Senegal

Les ados évoluaient en équipe de deux et avaient 15 élèves de 8 à 10 ans à leur charge. Ils leur enseignaient le français et les mathématiques. Même si le français représente la langue officielle du pays, tous les enfants parlent le wolof à la maison. Il va sans dire que beaucoup éprouvent de la difficulté en français.

En deux semaines, on n’a pas le temps d’enseigner tout le programme. Toutefois, plusieurs élèves ont montré une très belle progression.

La culture est très différente de la nôtre, notamment concernant l’éducation où les enfants reçoivent bien peu de soutien de la part de leurs parents. Alors, voir tous les jeunes présents en classe chaque jour représentait une grande victoire !

Pour ma part, j’étais là pour superviser les ados : les soutenir dans la planification de leurs cours ou les aider à faire un peu de discipline avec les enfants au besoin, par exemple.

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Comme je viens de le mentionner, les différences culturelles sont majeures. Je les accompagnais aussi dans leur processus de prise de conscience et d’acceptation. Comment réagir lorsqu’on voit un enseignant frapper un enfant ? Pas si simple que ça quand on a 16 ans… et même 25. Moi aussi, j’ai dû travailler sur moi-même.

Qu’est-ce qui t’a poussée à faire ce voyage hors du commun ?
Il y a 10 ans exactement, j’étais à la place de ces jeunes et vivais cette même expérience si enrichissante. Alors, lorsque j’ai croisé le directeur du 1er cycle du collège, tout à fait par hasard, je lui ai demandé s’il avait besoin d’accompagnateurs. Et c’est ainsi que mon aventure a commencé.

Tu as l’intention de renouveler l’expérience ?
Bien sûr… si on me le propose. Mais en attendant, j’aimerais bien faire du bénévolat pour aider les jeunes en difficulté au Québec.


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