« Une victoire, quelle qu’elle soit, soigne bien des maux »: anecdote de Francis, tuteur chez Succès Scolaire

Raphaël, sec V, est un gars timide qui vit dans un rang un peu reculé à Saint-Mathieu, dans une petite maison bien modeste. Le contact n’est pas facilement chaleureux au début. Il fait des maths de sec IV, et il en arrache! Je dois repasser avec lui des notions de fractions et de signes vues en sec I et II. D’une semaine à l’autre, sa motivation semble décrépir et il oublie ce que nous avons vu la semaine d’avant.

Puis, tranquillement, après quelques semaines, une lueur de complicité s’installe lorsqu’on prend un peu plus de temps pour jaser d’autres choses que des maths. L’école, les voyages, le métier de cuisinier (son rêve), les profs, les amis, les faux amis, les gangs, les filles, etc.
Raphaël avait des préoccupations bien plus creuses que les systèmes d’équations linéaires. Cela explique en grande partie son incapacité à réfléchir profondément à un problème.

En maths, il faut se plonger dans le problème comme on entre dans une pièce sombre remplie d’objets étranges. Tranquillement, nos yeux s’habituent à l’obscurité et on reconnaît quelques pièces. On commence par rassembler ce qu’on comprend le mieux, on établit quelques connexions, et on finit par déduire ce que nous allons devoir trouver à la fin du problème, et ensuite, par quel chemin nous allons y arriver. La dernière étape, est de foncer dans le tas, d’utiliser le bon tournevis au bon moment et ne pas douter dans quel sens on visse (manipulations algébriques de bases).

Celà dit, une telle démarche introspective requiert ce que j’appelle un esprit en paix. Le moindre tourment nous empêche de voir clair dans le noir, ou nous fait oublier la science des tournevis, pour poursuivre avec mon analogie.

La solution? Mettre sa vie sur pause pour un instant et arrêter de s’en faire, le temps d’un calcul, ou deux, ou trois … Et je pense que de réaliser qu’on n’est pas le seul à se poser tout plein de questions sur la vie atténue un peu le sentiment d’insécurité.

Puis, il a fallu que Raphaël accepte le fait que ses lacunes les plus profondes en maths remontaient à sa 5 année. C’est dur pour l’orgueil ça. Juin approchait, je devais lui faire comprendre de l’urgence de la situation, sans l’humilier non plus. C’était là un solide défi. S’il coulait ses maths, la confiance en lui tombait au plus bas niveau, et le retard devenait difficile à rattraper.

Une fois sa tête en mode « au diable tout le reste, je fais des maths comme un fou d’ici l’examen final », il a progressé mille fois plus vite et sa compréhension des maths a enfin atteint le niveau de son cahier de notes de cours. Et ses notes étaient claires et bien structurées. Alors, la fin du sprint fut donc la partie la plus facile, ou du moins la partie durant laquelle il était le plus confiant. J’étais absent durant cette période de deux semaines (je commençais à travailler au camp des Débrouillards). Il a dû y arriver seul. Et je ne crois que mon absence ait été une mauvaise chose.

Fin juin, j’apprends, contre toutes attentes, qu’il venait de passer ses maths!

Lui je ne l’oublierai pas. Et je crois que lui non plus. Une victoire, quelle qu’elle soit, soigne bien des maux.

Francis, tuteur chez Succès Scolaire

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Entrevue avec Marichelle, tutrice chez Succès Scolaire!

Marichelle est tutrice chez nous depuis bientôt deux ans et un peu comme son collègue Guillaume, elle offre ses services dans la région de Montréal et à notre centre de Côte-des-Neiges. Voici une petite entrevue que nous avons réalisée avec elle afin de vous faire connaître l’une de nos tutrices!

Bonjour Marichelle. D’abord, ce que l’on voudrait savoir, c’est… étais-tu bonne à l’école?

Plutôt, oui. Au primaire, j’avais toujours terminé la matière rapidement et je m’ennuyais beaucoup en classe. En troisième année, j’ai eu une excellente professeure qui m’a offert d’aller aider ceux qui avaient plus de difficulté dans la classe, mais aussi les plus jeunes de l’école. Là, j’étais motivée! Je me souviens encore d’un jeu de société que j’avais créé pour enseigner la conjugaison des verbes!

Et comment es-tu devenue tutrice? 

En secondaire 5, je travaillais dans un café et, bien honnêtement, il n’y avait pas beaucoup d’action le samedi après-midi. La fille de mes patrons y faisait ses devoirs et elle me posait à l’occasion quelques questions. Peu à peu, j’ai pris l’habitude de me dépêcher pour terminer les tâches reliées à mon emploi pour aller l’aider! Quand le café a été fermé, j’ai perdu mon emploi comme serveuse, mais j’ai eu mon premier vrai contrat de tutorat!

Selon toi, quelle devrait être la principale qualité d’une bonne tutrice ou d’un bon tuteur?

L’écoute. Écouter ce que l’on nous dit, mais surtout ce que l’on ne nous dit pas. Un tuteur à l’écoute est constamment en train de s’adapter à l’autre et il bâtit une complicité essentielle avec ses élèves.

Quelle était ta matière préférée au secondaire?

Les cours d’anglais! J’avais été classée en « English Language Arts », ce qui veut dire qu’on ne faisait pas de grammaire, mais plutôt de l’analyse littéraire. J’ai eu des profs absolument géniaux qui m’ont donné la piqûre! Je me souviens encore de ce que j’avais ressenti en analysant une chanson de Tom Waits et en saisissant les références aux mythes bibliques! C’est là que j’ai réalisé que les mots n’étaient pas qu’un instrument de communication. C’est un peu grâce à ces professeurs si, aujourd’hui, j’étudie la littérature… française!

Et celle que tu aimais le moins?

À mon époque (je me sens toujours vieille en disant ça, c’est « l’effet réforme », je crois bien), on avait en 3e secondaire un cours de menuiserie. Je ne me souviens plus du nom exact du cours, je crois que ma mémoire est particulièrement sélective. C’était absolument lamentable. J’ai sûrement passé ce cours seulement parce que le prof avait pitié de moi!

Ta meilleure expérience de tutorat?

Elles sont nombreuses. Plusieurs élèves apportent toujours un petit brin de soleil avec eux! Je dois dire par contre qu’il y a une expérience qui a été particulièrement agréable. Elle a eu lieu l’été dernier avec un élève que je rencontre régulièrement depuis plus d’un an. Pendant trois semaines, je suis allée tous les après-midi chez lui pour le préparer à la 6e année du primaire. Je dois dire qu’on était super bien, installés sur le balcon avec livres, jus tropicaux et pistaches! Quand on avait bien travaillé, on prenait une petite pause, le temps d’aller s’acheter une crème glacée ou un cappuccino glacé!

Raconte-nous une anecdote qui t’est arrivée comme tutrice

J’ai reçu une demande en mariage! Après une rencontre, un jeune élève a fait réunir son père, sa mère et son petit frère dans le portique. Du haut de ses 7 ans, il a vaillamment annoncé qu’il comptait un jour épouser sa tutrice!

Où te vois-tu dans dix ans?

J’aimerais avoir une clinique pour adolescents. J’y joindrais services en orthopédagogie, en psychologie, en orientation, en aide juridique et en médecine. J’aimerais que ce soit un lieu où les jeunes se sentent à l’aise de venir à leur guise pour demander des conseils et recevoir des services.

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Comment bien se préparer à la première rencontre avec votre tuteur

Lors d’une première rencontre, c’est à chaque fois la même fébrilité: si on a une vague idée de la façon dont cela devrait se dérouler, on ne sait jamais exactement à quoi s’attendre! Surtout, on espère intérieurement que tout ira bien et que tous s’entendront à merveille. Nous vous donnons ici quelques conseils utiles qui vous aideront à bien briser la glace entre votre enfant, son nouveau tuteur et vous!

Avant la rencontre

S’informer auprès du principal concerné Avant la première rencontre, il est déjà possible pour vous de préparer le terrain. Vous pouvez d’abord consulter votre enfant pour savoir comment il envisage le tutorat. Vit-il de l’insécurité par rapport à ses mauvaises notes? Est-il motivé à réussir? Si votre enfant éprouve des réticences à voir un tuteur, soyez rassurant en lui expliquant que le tutorat lui servira d’accompagnement pour mieux comprendre la matière et l’aider à réussir dans ses études.

Favoriser la communication entre les différents intervenants Entrer en contact avec l’enseignant au préalable serait aussi très utile pour le tuteur: vous pouvez inviter le professeur à un éventuel échange entre le futur tuteur et lui, ce qui pourra assurer un meilleur suivi et un bon encadrement académique. Nous pouvons aussi faire remplir au professeur une grille d’évaluation, qui dresse un portrait de la situation scolaire de votre enfant et qui sera par la suite remise au tuteur.

Réunir les documents scolaires disponibles Dans la mesure du possible, préparez tous les documents pertinents à l’usage du tuteur: bulletins scolaires de l’année en cours, devoirs, examens et évaluations antérieures (d’ancien(s) tuteur(s), de son enseignant, de l’orthopédagogue, etc.). Cette documentation permettra à votre tuteur d’avoir une vue d’ensemble sur la matière abordée en classe et il pourra également cibler les difficultés rencontrées par votre enfant, dans le but de dresser un meilleur portrait de sa situation.

Déterminer une plage horaire adéquate pour les séances Bien choisir le moment où se dérouleront les séances est un élément important. Si les rencontres après l’école ou en soirée pendant la semaine sont courantes, il ne faut cependant pas négliger la capacité de concentration de votre enfant. Par exemple, planifier une séance après une grosse journée d’école ou à la suite d’un entraînement sportif pourrait ne pas être tellement fructueux et votre enfant risque d’être trop fatigué pour fournir davantage d’efforts. Les rencontres de fins de semaine peuvent être très efficaces, puisque les élèves sont plus reposés et donc, plus réceptifs. Ce moment donne aussi l’occasion au tuteur de faire une révision de la matière vue en classe pendant la semaine et s’appliquer sur ce qui aurait été moins compris.

Bien choisir le lieu où se dérouleront les séances L’endroit où faire les rencontres ne doit pas non plus être laissé au hasard. Vous souhaitez faire les rencontres à la maison? Voici quelques suggestions pour aménager un coin dédié à étude. Si vous souhaitez qu’elles se déroulent dans un lieu plus neutre, nous vous suggérons la bibliothèque municipale près de chez vous, un café tranquille dans votre quartier ou encore, à notre centre d’apprentissage de Côte-des-Neiges.

Pendant la rencontre

Faire connaissance À son arrivée, prenez un moment pour faire connaissance avec le tuteur. Avant de s’investir directement dans la matière, il est normal que le tuteur veuille d’abord briser la glace, autant pour mieux connaître votre enfant que pour détendre l’atmosphère. Une bonne chimie entre eux est souhaitable pour que  le tutorat soit efficace et laissez-les un peu mieux faire connaissance avant qu’ils n’entrent dans le vif du sujet.

Instaurer le calme dans la maison Pendant le déroulement de la rencontre, essayez d’éviter les sources de distraction et de bruit: télévision et musique trop forte, conversations animées, etc. Autant que possible, il est mieux que votre domicile reste paisible pendant le déroulement des séances pour favoriser la concentration de votre enfant.

Suivant la rencontre

Au besoin, organiser un plan de match pour les rencontres à venir Une fois la rencontre terminée, consultez le tuteur à savoir s’il y a lieu d’établir des objectifs ou un plan d’action pour le bon déroulement des prochaines séances. C’est le bon moment aussi pour planifier la prochaine séance et  réévaluer si la fréquences ou la durée des rencontres sont toujours appropriées.

S’assurer du suivi entre les rencontres Pendant la semaine, entre deux rencontres, veillez à ce que votre enfant fasse bien ses travaux et validez auprès de lui s’il applique les méthodes abordées avec le tuteur. C’est une bonne façon de s’assurer qu’il y a une progression dans les résultats de votre enfant. Par la suite, faites part des bons coups au tuteur comme des difficultés rencontrées.

Que faire si la chimie n’opère pas entre votre enfant et le tuteur? Quelques fois, les personnalités peuvent en effet être incompatibles. Il faudrait tout d’abord vérifier de part et d’autre, autant auprès de votre enfant que du tuteur, pour avoir un bon compte-rendu sur la situation. Par la suite, contactez Succès Scolaire et nous remédierons à la situation rapidement. Une bonne entente est indispensable pour tirer pleinement profit du tutorat;  nous nous appliquerons en conséquence pour trouver un tuteur dont l’approche et la personnalité répondront plus précisément aux besoins de votre enfant.

 

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L’équipe de Succès Scolaire est de retour cette semaine après les vacances des fêtes!

9 janvier 2013

Élèves, parents, tutrices ainsi que tuteurs: bon retour, en souhaitant que vous ayez tous passé une excellente période des fêtes!

De notre côté, à l’administration, nous réintégrons nos bureaux bien frais et dispos, après une petite absence d’un peu plus d’une semaine. Nous tenons à vous rappeler qu’avec ce retour à la « vie normale », nous restons toujours à votre disposition pour vous aider à planifier vos rendez-vous, recontacter parents ou tuteurs et s’il y a lieu, revoir votre nouvel emploi du temps pour la période hivernale.

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Carnet de voyage: tuteur globe-trotter!

18 décembre 2012

L’été dernier, la mère d’un élève chez Succès Scolaire nous a contacté avec une requête assez exceptionnelle: celle de suivre en tutorat une vingtaine de jeunes lors de leurs compétitions de ski alpin en Autriche et dans l’Ouest canadien. Nous avons donc fait des pieds et des mains afin de trouver un tuteur pour profiter de cette belle opportunité. Francis, tuteur en mathématiques et en science, nous résume ici cette expérience exceptionnelle!

Piste de ski sur le glacier Hintertux, en Autriche (cliquez pour agrandir l’image)

À l’automne 2012, l’équipe élite de ski alpin de la zone Estrie partait en période d’entraînement dans les plus belles chaînes de montagnes du monde. Les trois premières semaines se sont déroulées sur le glacier Hintertux en Autriche. Les deux dernières étaient à la station Panorama, en Colombie Britannique.

Chaque matin, les jeunes partaient très tôt pour la montagne, dînaient en haut et revenaient vers 15h ou 16h. De l’entraînement intensif! Ce sont de vrais athlètes.

J’ai eu l’incommensurable chance de les accompagner durant toute la durée du camp. Ce fut un séjour mémorable! Je devais annuler deux sessions d’université pour me permettre de partir aussi longtemps; je ne regrette aucunement mon choix.

Chaque soir avant le souper, les jeunes s’installaient autour de la table pour faire leurs devoirs. Mon rôle était de les motiver, de structurer la période de devoirs et surtout, de répondre à leurs questions pour qu’ils avancent le plus efficacement possible. J’avais trois élèves de secondaire III, trois de secondaire IV et huit de secondaire V. Graduellement, j’ai fait ma place au sein de cette grande famille où tout le monde parle toujours de techniques de virages, d’anecdotes de touristes qui tombent en embarquant dans le T-bar, des meilleurs skieurs au monde, de la brume du sommet, de leurs ecchymoses sur les bras, etc. Une très belle gang! J’étais finalement une espèce d’hybride entre un entraîneur et un jeune. Pas mal chouette!

Autorité? Je n’avais ni besoin ni l’intention de me placer en position d’autorité sur eux. Quelques rares fois, j’ai dû intervenir pour que le climat d’étude soit moins bruyant. L’ambiance était toujours agréable.

Des questions? J’en ai eu des tonnes! Et de solides questions en plus. Ils m’ont fait travailler fort. À chaque fois ils repartaient avec un peu moins de brume dans leur compréhension des sciences ou des maths et ils m’en remerciaient chaleureusement.

Motivation? Voilà la variable qui oscille beaucoup d’un quadrant à l’autre! D’où vient l’envie d’étudier lorsque la fatigue musculaire et le sentiment qu’on a déjà travaillé assez fort s’emparent de nous? Elle peut venir de deux endroits, parfois même simultanément.

L’équipe Élite Alpin de l’Estrie sur le sommet du glacier Hintertux

Premièrement, les parents gardent un oeil grand ouvert sur leurs chéris. Ce sont leurs principaux commanditaires et ils tiennent à leur épanouissement. Pour la plupart, si les notes à l’école ne sont pas satisfaisantes, c’est fini le ski! Alors pas le choix de travailler pour rattraper les mois qu’on manque à cause des courses et des entraînements. Ils savent qu’ils ne doivent pas accumuler un trop lourd retard.

Deuxièmement, outre l’acide lactique, les blessures et l’envie de faire une sieste, il y a la santé incroyable de ces jeunes qui les tient en vie et forts. Une santé cardiovasculaire, mais surtout hormonale/mentale issue de l’esprit de groupe. J’entends par là un esprit de compétition et de comparaison, mais aussi de rigueur, de respect, d’entraide et d’encouragement. La montagne de devoirs leur paraissait longue à gravir, mais c’est comme si une grande gondole les embarquait et les menait à ouvrir leurs livres, écouteurs sur les oreilles, et à foncer dans le tas tête première. Impressionnant.

Page 188. #6 à 22 lois des exposants, cercle trigonométrique, projet personnel de fin de P.É.I. rapport de laboratoire, équations de la réfraction et des lentilles minces, loi de Hess, etc. La liste est longue, mais tellement passionnante! Du moins, c’est mon point de vue.

Certains soirs étaient plus difficiles, surtout quand le chronomètre les avait déçu, mais c’est la vie. Un de mes jeunes, celui qui en arrache le plus, m’a clairement dit que si ce n’était pas du ski, il aurait déjà lâché l’école! Mais il va continuer à étudier, j’en suis certain et il a du potentiel en plus.

Réalisent-ils leur chance? Je crois que oui! Ils le savent que la vie les a gâtés et ils en tiennent compte dans leur façon de voir le monde. Il leur en reste beaucoup à apprendre, au-delà des pentes de neige, mais ils sont pas mal bien partis.

Le ski, c’est toute leur vie. Certains en font depuis qu’ils ont 2 ans. Ce genre de voyage d’entraînement leur est de plus en plus familier, mais pas au point de le prendre pour acquis. Une chose est certaine, j’étais un des plus énervés dans l’avion en décollant!

Je vous remercie 6,023 X 10^23 fois de m’avoir permis de vivre cette expérience. Je vais m’en rappeler toute ma vie, c’est plus que certain.

Francis

L’équipe Élite Alpin de l’Estrie à Panorama, en Colombie Britanique

Pour plus de détails sur l’équipe Élite Alpin de l’Estrie, allez jeter un coup d’oeil à leur blogue!

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Joyeuses Fêtes! Happy Holidays!

 

 

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Quelle est la place du parent dans le tutorat?

Voir son enfant aux prises avec des difficultés à l’école peut être déchirant. Ne pas être en mesure de lui donner personnellement l’aide adéquate, malgré les meilleures intentions du monde, est tout aussi éprouvant. Une bonne manière de palier à ce problème semble alors de recourir au tutorat. Mais qu’advient-il à ce moment du rôle du parent dans cette nouvelle dynamique? Comment agir et s’impliquer concrètement dans le processus? Vous trouverez ici quelques conseils afin de participer activement à la réussite de votre enfant.

Favoriser la communication et les échanges

Dès la première rencontre, prenez le temps d’avoir une bonne discussion avec le tuteur, puisqu’il pourrait éventuellement avoir des questions à vous poser. Il aura certainement besoin de s’informer sur le tempérament de votre enfant, d’abord pour mieux le connaître, mais aussi afin que vous guidiez le tuteur vers la meilleure approche pour amorcer les séances. Avec cet échange, c’est le bon moment d’établir ensemble les bases d’un plan de match, qui pourrait servir de guide au fil des rencontres. N’hésitez pas à ce moment à communiquer vos attentes par rapport au tutorat: en mettant tout cela au clair, les malentendus et déceptions seront facilement évités!

Établir un endroit favorable à l’étude et la concentration

Pour des séances efficaces, l’environnement où elles se déroulent est un facteur important et vous pouvez facilement aménager un espace dédié à l’étude à la maison. Parfois, pour différentes raisons, le domicile est un endroit plus ou moins convenable pour organiser les rencontres. Pour un lieu tranquille et plus neutre, vous pouvez consulter l’horaire de la bibliothèque la plus près de chez vous et y établir les rendez-vous. Vous pouvez également demander à l’école si des locaux sont disponibles après les classes.

Faire confiance au tuteur

Il est important de faire confiance au tuteur et de lui accorder l’espace dont il aura besoin afin de favoriser la bonne entente entre votre enfant et lui. Si son approche pédagogique ne vous semble pas assez adaptée à la situation, il serait préférable de lui en parler en privé, en l’absence de votre enfant. L’échange dans le respect de chacun est encore une fois de mise, soyez donc ouvert à l’approche et aux suggestions du tuteur: qui sait, peut-être verrez-vous les choses d’un autre oeil suite à cet entretien!

Être motivé et surtout, motivant

Il faut dédramatiser, rien ne sert de paniquer! En gardant une attitude positive et rassurante, vous diminuerez ainsi les inquiétudes de votre enfant par rapport à ses difficultés. De prime abord, certains élèves peuvent être réticents à avoir recours au tutorat. Après les premières séances, voyez avec lui s’il a apprécié la rencontre et demandez-lui de vous résumer brièvement ce qu’ils ont vu.

Assurer le suivi entre les séances

Il faut garder en tête que le tuteur est une aide supplémentaire, pas un substitut: il est là pour épauler l’encadrement que vous offrez à votre enfant. Donc, entre les séances, assurez-vous que l’effort de votre enfant demeure constant et faites part de son implication et des progrès réalisés au tuteur. Comme une grande partie de l’apprentissage se fait par soi-même, il est important que l’élève continue le travail sans son tuteur.

Observer l’attitude de l’enfant face au tutorat

L’accompagnement doit avant tout servir à fournir une méthode d’étude ainsi que les bons outils de travail adaptés au cheminement de l’élève en difficulté. Pour s’assurer que le suivi ne devienne pas une béquille à son amélioration, vérifiez auprès de votre enfant la perception qu’il a du tutorat. Au besoin, consultez votre tuteur afin de trouver ensemble des façons de développer son autonomie.

***

Le tuteur n’est pas là pour vous remplacer dans votre rôle de parent, mais plutôt pour travailler en collaboration avec vous pour encadrer votre enfant dans son parcours académique. Dans tout ce processus, ne pas oublier que c’est pour la réussite et le bien-être de l’enfant qu’il faut agir avant tout.  En multipliant les intervenants (parents, professeurs, tuteur), on  est en mesure de créer un environnement axé sur la collaboration, qui mettra assurément l’élève en confiance.

 

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Notre collègue Emilie expose à la galerie Art Neuf, au centre Calixa-Lavallée!

7 décembre 2012

Du 4 au 14 décembre, la galerie Art Neuf expose les oeuvres de ses étudiants en art visuel au centre culturel Calixa-Lavallée, dont fait partie notre collègue Emilie. Allez voir sa création Roue Libre, qui mélange différents matériaux tels collages, transferts d’image, plâtre, peinture acrylique et éléments récupérés. Le tout est inspiré des paysages qui agrémentent son trajet à vélo, qu’elle fait chaque jour entre le Plateau Mont-Royal et Saint-Henri pour se rendre au travail.

Galerie Art Neuf 3819, rue Calixa-Lavallée, Montréal

Accès : Par la rue Rachel
Métro : Sherbrooke Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit
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Entrevue avec Guillaume, tuteur chez Succès Scolaire!

Guillaume est tuteur chez Succès Scolaire depuis 2009. En offrant ses services à domicile dans la région de Montréal ainsi qu’à notre centre de Côte-des-Neiges, il compte parmi nos tuteurs les plus actifs et les plus impliqués. Nous sommes heureux de vous le faire découvrir en vous partageant ce court entretien que nous avons réalisé avec lui!

Bonjour Guillaume. D’abord, une question cruciale: étais-tu bon à l’école? 

J’ai toujours bien réussi à l’école; j’ai eu la chance d’avoir des parents très impliqués qui m’aidaient avec mes devoirs chaque fois, mais surtout, qui m’ont fait comprendre très tôt à quel point l’école était importante et la chance que j’avais de pouvoir aller à l’école tous les jours.

Comment en es-tu arrivé à offrir des services de tutorat? 

Lors de ma première année d’université, une amie m’a parlé de son nouvel emploi de tutrice. Elle ne travaillait pas pour Succès Scolaire, mais pour un organisme à l’université. Curieux, je suis tombé sur le site de Succès Scolaire en faisant mes recherches sur internet et j’ai envoyé mon CV. Un mois plus tard, j’ai été engagé et la magie continue depuis!

Selon toi, quelle devrait être la principale qualité d’un bon tuteur? 

Un bon tuteur doit avant tout être flexible: que ce soit au niveau de l’horaire ou du travail à faire, un tuteur doit toujours être prêt à se retourner sur un dix sous et à travailler dans le meilleur intérêt de l’élève et des parents.

Avais-tu une matière préférée au secondaire? 

J’adorais le français et les mathématiques.

Quelle était celle que tu aimais le moins? 

Arts plastiques: absence totale de talent, c’en était presque gênant!

Ta meilleure expérience de tutorat? 

Lors de ma deuxième année à Succès Scolaire, je suivais deux soeurs à domicile, deux soirs par semaine. Cette famille en particulier m’a fait comprendre le rôle que peut jouer un tuteur; je me rendais là-bas si souvent que je faisais partie de leur quotidien. Les parents étaient chaleureux et les filles travaillaient très bien. Je ne les ai suivies qu’un an, mais c’était un peu de tout ce qui me plaît dans le tutorat: un rapport chaleureux, du travail varié (nous travaillions pas mal toutes les matières) et le sentiment d’être utile et apprécié.

Raconte-nous une anecdote qui t’est arrivée comme tuteur 

Mon Dieu, il y en a des tonnes! Ma préférée est la fois où, alors que nous complétions le rendez-vous à la fin d’une rencontre, une élève s’est mise à critiquer ma photo de profil de tuteur. Puisqu’elle avait bien travaillé, je lui ai permis d’en choisir une autre et lui ai montré une sélection. Ses commentaires étaient hilarants!

Où te vois-tu dans dix ans? 

Je me vois dans le milieu de l’enseignement, bien sûr, avec plusieurs contrats et postes derrière moi. J’aimerais pouvoir poursuivre mes études à la maîtrise et élargir mes horizons. Mais, surtout, dans 10 ans, je me vois heureux et accompli!

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5 qualités d’un bon tuteur

Pour que le tutorat soit efficace, il est primordial qu’un lien s’établisse entre le tuteur et l’élève. Souvent, ce lien se crée rapidement, mais d’autres fois, il peut se passer quelques séances avant que la gêne ne se dissipe. La réussite de cette bonne entente relève certainement des personnalités de chacun, mais également des qualités pédagogiques du tuteur, dont voici les 5 essentielles selon Succès Scolaire! 

Faculté d’adaptation (flexibilité, ajustement, polyvalence)

Avec le tutorat individuel, c’est à chaque fois un cas différent auquel il faut s’adapter. Puisqu’il n’existe pas de formule pré-faite que l’on appliquerait à tous sans distinction, l’approche du tuteur doit se nuancer selon le besoin et les difficultés particulières de l’élève. Au fil des séances, le tuteur devra s’attendre à réévaluer les objectifs de l’élève qui progresse dans son cheminement. Il ne faut donc pas avoir peur d’établir un nouveau plan de match qui sera plus adapté à une nouvelle situation.

Énergie (motivation, enthousiasme, entregent)

Pour établir une bonne relation, le tuteur doit être une personne énergique à la base, quelqu’un qui démontre un enthousiasme certain vis-à-vis les relations humaines. Cet intérêt de sa part aura assurément un effet positif chez l’élève démoralisé par l’école et par ses mauvaises notes. Par sa bonne humeur et sa motivation, le tuteur devient un modèle de réussite pour lui, l’incitant à s’impliquer davantage dans sa réussite scolaire.

Ouverture (accessibilité, disponibilité, implication, empathie)

Pour bien comprendre la situation d’un élève, il faut être à l’écoute de ses besoins et démontrer de l’ouverture. S’informer d’abord sur le contexte (situation académique, environnement à l’école, à la maison, etc.) permet d’appliquer un suivi plus ciblé et d’utiliser les bonnes méthodes de travail. L’implication et la présence du tuteur offrent un bon encadrement à l’élève en difficulté qui, du coup, se sentira valorisé. Dans son ouverture, le tuteur doit à la fois faire valoir son accessibilité ainsi que son implication. Un bon tuteur doit être curieux et s’intéresser à l’élève qu’il aide.

Savoir bien communiquer (élocution, pertinence dans les propos, vulgarisation)

C’est une chose de connaître la matière, il faut être en mesure de bien la transmettre! Un tuteur doit bien se faire comprendre dans ses explications et en plus de s’exprimer clairement, il faut aussi avoir une facilité à vulgariser les différentes notions. Une bonne communication passe également par le non-verbal: la confiance en soi transparaît inévitablement dans l’attitude que l’on adopte.

Humilité (respect, discernement, acceptation)

Même en connaissant les notions sur le bout des doigts, il peut arriver que des éléments de la matière nous échappent. C’est normal, on ne peut pas tout savoir, et il faut surtout être en mesure de le reconnaître. Il est en effet préférable de dire à l’élève que l’on ignore la réponse plutôt que de lui donner de l’information approximative. Dans d’autres situations plus ardues, où les caractères s’avèrent moins compatibles ou que les séances ne portent pas fruit, il est important de savoir prendre un certain recul et d’admettre lorsque l’on n’est peut-être pas la bonne personne pour aider l’élève.

Pour bénéficier du plein potentiel d’un bon tuteur, il faut aussi qu’il ait la confiance des parents.  Dès la première rencontre, on invite souvent ceux-ci à bien échanger avec le tuteur, pour à la fois bien communiquer leurs attentes par rapport au tutorat, mais également pour mieux connaître le tuteur et comprendre la nature de son travail. Cette collaboration est bénéfique pour la réussite de l’élève, qui se saura soutenu dans ses efforts et bien encadré. Chez Succès Scolaire, nous sélectionnons nos candidats selon ces critères précis et c’est de cette façon que nous pouvons vous assurer ce service de qualité!

 

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