Découvrez Roland Dama

Originaire de la Côte d’Ivoire, Roland Dama s’est établi, en novembre 2017, d’abord à Montréal, puis à Sudbury en Ontario. Faites connaissance avec lui.

Roland Dama

Roland, parle-nous de ton parcours scolaire.
J’ai effectué mes études en Côte d’Ivoire. Mes diplômes équivalent à un baccalauréat en économie et à une maîtrise en gestion et administration des entreprises. Au départ, j’étais supposé m’inscrire à HEC Montréal, à un diplôme d’études supérieures spécialisées. Cependant, mes projets ont changé depuis…

Que s’est-il passé ?
Lorsque je suis arrivé à Montréal, j’ai eu l’opportunité d’être sélectionné par Succès Scolaire en qualité de tuteur. J’ai littéralement eu la piqûre pour l’enseignement au fil de mon expérience ! Je me suis donc retrouvé devant un choix difficile : rester au Québec et étudier pendant 4 ans pour obtenir mon diplôme d’enseignant ou migrer vers l’Ontario pour ne retourner que 2 ans sur les bancs d’école. J’ai finalement opté pour l’Université Laurentienne, une université francophone à Sudbury, en Ontario. Mais j’avoue que mon choix a été assez douloureux, car j’ai un coup de cœur particulier pour le Québec.

Est-ce que tu continues d’être tuteur même si tu n’habites plus Montréal ?
Bien sûr ! Lorsque j’habitais Montréal, non seulement je me déplaçais au domicile des élèves mais je faisais également le tutorat en ligne. Depuis que je suis déménagé en Ontario le 2 juillet, les séances de tutorat ont lieu uniquement en ligne.

J’enseigne aux élèves de la 5e année au 3e secondaire, principalement les mathématiques, mais aussi les sciences et technologies, le français et l’histoire.

L’histoire du Québec et du Canada : ça doit être tout un défi quand on ne vient pas d’ici ?
Tout à fait ! Mais c’est un défi qui me passionne particulièrement. J’en découvre tous les jours sur votre richesse historique. Cela renforce grandement ma culture personnelle.

Que préfères-tu du métier de tuteur ?
Le sentiment d’apporter quelque chose aux jeunes pour leur autonomisation, le sentiment de contribuer à leur épanouissement intellectuel et social… ça n’a pas de prix. De plus, c’est très plaisant de voir le bonheur que ressentent les parents quand ils constatent la progression de leur enfant. C’est un retour auquel j’accorde beaucoup d’intérêt. Cela en a toujours été ainsi même lorsque j’exerçais le tutorat en Côte d’Ivoire.

Être tuteur ou enseignant en Côte d’Ivoire et au Canada, c’est la même chose ?
Même si le but demeure le même, c’est-à-dire de former les jeunes pour les rendre autonomes dans la société, il y a tout de même des différences marquantes. La principale, c’est la technologie. Ici, les institutions sont à la fine pointe de la technologie : tableau blanc interactif, cours de programmation, utilisation de tablettes pour apprendre des notions en tous genres…

Même son de cloche du côté de l’ergonomie des classes. En Côte d’Ivoire, l’enseignement magistral domine. L’enseignant explique la matière, puis les élèves doivent restituer ce qu’ils ont appris. Par ailleurs, on ne tient pas toujours compte des besoins particuliers de certains élèves. Au Canada, des chercheurs travaillent en permanence sur l’éducation et l’apprentissage. L’école est au cœur des besoins de la société. Les classes flexibles, par exemple, favorisent le respect du rythme et des capacités des enfants. Beaucoup d’efforts sont réalisés en Côte d’Ivoire, mais on n’a pas encore atteint le même niveau qu’ici.

Un dernier mot en terminant ?
Avec plaisir ! On entend peu parler d’elle, mais l’équipe administrative de Succès Scolaire réalise un travail colossal. Dès mon arrivée, on m’a encadré afin de me donner tous les outils nécessaires pour faciliter mon travail. Comment communiquer avec les parents ? Comment se déroule la première séance de tutorat avec un élève ? Comment réagir dans telle ou telle situation ? Toute une équipe est déployée autour des tuteurs afin d’offrir le meilleur service qui soit aux jeunes et aux parents. On ne voit pas ces travailleurs de l’ombre, mais ils sont essentiels.

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Article de mentor : Le sens de lecture et opérations algébriques

Lors de nombreuses séances de tutorat, j’ai pu constaté qu’une certaine confusion persiste autour du sens de lecture des équations algébriques. Prendre un moment pour expliquer les nuances qui peuvent sembler contradictoires peut s’avérer utile afin d’assurer le bon cheminement de vos élèves.

Il existe effectivement plusieurs points à préciser. On dit souvent qu’une équation se lit de gauche à droite, mais ce n’est malheureusement pas toujours aussi simple. En effet, certaines opérations se lisent de gauche à droite, comme la soustraction (3-2). D’autres, comme la distribution d’un exposant, peuvent se faire en sens inverse de la droite vers la gauche: (xy)2 =x2y2. Même pour l’exposant, il existe parfois un équivalent en lecture de gauche à droite, comme l’utilisation de la racine: (√x = x1/2).

D’autres opérations se lisent de gauche à droite sur papier mais possèdent théoriquement une double interprétation, comme l’addition qui est une opération commutative: 3+2 donne le même résultat que 2+3. Pour compliquer le tout, la soustraction (non-commutative) est équivalente à l’addition (commutative) de l’inverse additif: 3+ (-2) est équivalent à (-2)+3.

De plus, lors de la simplification d’une chaîne d’opérations ou d’une expression algébrique, on propose habituellement à l’élève de suivre l’ordre de priorité des opérations, de sorte que l’élève peut approcher l’expression par une analyse par sections autour des parenthèses.

Finalement, le symbole logique d’égalité pose ses propres difficultés. Il peut être perçu comme une opération 2+3 = 5 (cette perception peut être associée à l’opération de peser = sur la calculatrice). On voit souvent une erreur d’écriture en lien avec cette vision procédurale du symbole d’égalité. Par exemple, un élève peut écrire que l’air du cercle de rayon 3 vaut 3×3 = 9 x π = 28.27. Lors de cette erreur courante, la valeur π va multiplier 9 pour aller donner la réponse finale qui va suivre le second symbole = même si l’élève ne veut pas dire que 3×3 = 28.27, (ce qui serait la lecture correcte de cette écriture, par transitivité de l’égalité). Dans ce cas, le symbole est utilisé presque comme une opération et lu de gauche à droite.

En fait, le symbole d’égalité, sans être une opération, est aussi ‘commutatif’: x+2 = 3x +5 est équivalent à 3x +5 = x +2. Chaque côté de l’équation possède ensuite toutes les nuances du sens de lecture expliquées préalablement.

L’apprentissage de l’écriture mathématique peut s’avérer complexe lorsqu’on en observe les nuances, il est donc normal qu’une certaine confusion peut persister chez vos élèves.

Vous avez des questions ou besoin d’accompagnement dans votre rôle de tuteur en mathématiques? N’hésitez pas à me contacter via le portail (section Ressources).

Félix Lambert, tuteur et mentor chez Succès Scolaire

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Les fameux devoirs sont-ils encore utiles?

Le 26 octobre dernier, Isabelle Maréchal recevait Benoit Archambault, président de Succès Scolaire, pour parler de l’utilité des devoirs.
Réécoutez l’entrevue ici.

98,5_FM

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Découvrez Peggy Antoine, tutrice fascinée et fascinante

Peggy Antoine, tutrice chez Succès Scolaire depuis bientôt 9 ans, cumule près de 8 600 heures de tutorat ! Incroyable, n’est-ce pas ! C’est avec plaisir que nous vous présentons cette jeune femme dévouée comme on en rencontre peu.

Peggy antoine

Peggy, parle-nous de ton parcours.
J’ai su que je voulais être chimiste très jeune. J’étais toute petite lorsque ma mère m’a initiée aux sciences, à la politique et à l’économie. Alors que j’avais seulement 4 ans, elle m’a invitée à écouter l’émission Découverte avec elle. J’étais fascinée par l’introduction de l’émission. Je ne connaissais pas la signification du mot chimie, mais je savais que je voulais porter un sarrau, travailler dans un laboratoire et réaliser des expériences.

Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que j’ai obtenu mon baccalauréat en chimie de l’Université de Montréal. Par la suite, j’ai travaillé plusieurs années comme chimiste pharmaceutique. J’adorais les sciences (et je les adore encore), mais je me sentais comme une ermite. Mon besoin de socialiser était trop fort.

C’est pourquoi j’ai bifurqué et que j’entreprends maintenant une maîtrise en éducation, de l’Université du Québec à Montréal, afin d’enseigner les sciences au secondaire.

Comment Succès Scolaire est-il entré dans ta vie ?
C’est un ami qui m’a fait découvrir le tutorat et, par ricochet, Succès Scolaire. Je suis donc embarquée dans l’aventure il y a près de 9 ans. Chaque année, j’accompagne environ 25 jeunes du secondaire et du cégep. Je leur enseigne les sciences en général, les mathématiques, la biologie et l’histoire. Nos rencontres se déroulent au centre d’apprentissage de Succès Scolaire situé dans le quartier Côte-des-Neiges ou à l’école de l’élève, lorsqu’elle est près de ma résidence.

Que préfères-tu dans ton travail ?
Le côté personnalisé, sans aucun doute. Pour moi, être tutrice, c’est beaucoup plus qu’enseigner. Je suis attentive et à l’écoute du jeune afin de le comprendre et de l’amener à s’extérioriser.

Bien sûr, c’est essentiel que je sois au courant de ses difficultés scolaires et de ses particularités (trouble obsessionnel compulsif, trouble du spectre de l’autisme, TDA/H, trouble d’apprentissage, etc.). Mais c’est aussi important qu’une relation de confiance s’établisse entre nous afin qu’il soit capable de me parler de ce qu’il vit avec sa famille, ses amis ou ses enseignants.

Si un ado vient de se chicaner avec ses parents, il ne sera pas dans un bon état d’esprit pour apprendre. Je le fais donc verbaliser afin qu’il canalise ensuite son énergie sur la matière à voir.

Bien souvent, un jeune ne comprendra pas en classe pour une raison x, y ou z. Puis, lorsque je lui explique cette même notion, mais d’une autre façon que son enseignant, le déclic se produit. Voir la lumière jaillir sur un visage, que c’est beau !

J’aime aussi amener les ados à comprendre qu’ils sont capables d’apprendre et qu’ils possèdent un incroyable potentiel. Petit à petit, séance après séance, je les aide à augmenter leur estime de soi et à avoir davantage confiance en eux.

Les jeunes, c’est mon énergie, mon carburant. Ils me fascinent.

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À découvrir ce mois-ci

Évaluer autrement pour évoluer librement

Découvrez dans cette vidéo des stratégies pour développer l’autonomie chez les élèves ayant des troubles d’apprentissage. On y aborde les 5c – créativité, curiosité, courage, collaboration, convaincre.

Une entrevue de Stéphanie Dionne, directrice du développement de l’École branchée, avec Catherine Michaud, enseignante de mathématiques dans le programme Voie d’avenir du Collège Saint-Bernard.

Sortez des sentiers battus avec les CréaCamps!
Les CréaCamps sont des journées de formation continue organisées par l’École branchée pour les enseignants du primaire et du secondaire. Elles leur permettent de découvrir ou d’approfondir des sujets créatifs ou des approches innovantes, dans le but de réinvestir en classe.

Prochaines dates à surveiller :

  • 1er novembre, à Montréal;
  • 23 novembre, à Shannon (en anglais);
  • 7 décembre, à Cabano dans le Bas-Saint-Laurent;
  • 15 février 2019, à Lévis;
  • 12 avril 2019, à Québec.

La phonétique et l’apprentissage de la lecture
La compréhension du vocabulaire et de la syntaxe est primordiale en lecture. Toutefois, il s’avère que la phonétique l’est tout autant. De nombreuses études scientifiques démontrent que la méthode appelée phonétique synthétique systématique, qui consiste à enseigner la correspondance lettre-son, puis à complexifier progressivement les mélanges de sons, est très efficace. Jennifer Buckingham, chercheure australienne spécialisée en enseignement de la lecture a publié un article sur le sujet.

L’humour comme stratégie de résilience et de gestion de classe
Saviez-vous que l’humour en classe permet de favoriser le développement d’une complicité entre l’enseignant et ses élèves qui procure un état de bien-être et de confiance mutuelle? Découvrez le point de vue de Jérôme St-Amand, professeur adjoint en psychologie de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais.

Développer la compétence culturelle chez les enseignants : mission impossible?
Comme enseignants, quand doit-on commencer à détenir des compétences culturelles? Dans quelle mesure ces compétences sont-elles universelles? Comment peut-on acquérir des compétences authentiques? L’auteure, Émilie Deschênes, répond à ces questions dans cet article fort bien illustré. Madame Deschênes est chercheure postdoctorale à HEC Montréal, chargée d’enseignement à l’Université de Sherbrooke et consultante experte auprès des Autochtones.

Les maths au service du basketball
Le basketball est un jeu d’improvisation, de contact et de reconnaissance spatiotemporelle. Rajiv Maheswaran et ses collègues ont analysé les mouvements derrière certains jeux-clés afin d’aider les entraîneurs et les joueurs à combiner leur intuition et les résultats de leur analyse. Quand vos élèves vous diront que « les maths, ça ne sert à rien », vous pourrez leur prouver le contraire grâce à cette application concrète. Pour visionner la vidéo, cliquez ici.

À surveiller sur le web
MieuxEnseigner offre une plateforme de partage qui vous permet d’acheter ou de vendre du matériel didactique et pédagogique. Du préscolaire au collégial, du français aux mathématiques en passant par les sciences et l’éducation physique, cette plateforme est une mine d’inspiration.
Site web
Page Facebook

Enseigner.inspirer, c’est une page Facebook créée par Julie Fontaine, enseignante au primaire, dans laquelle elle partage sans prétention ses idées et découvertes.
Page Facebook

Crédit: Stockvault

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À découvrir ce mois-ci

L’équipe de Succès Scolaire vous a concocté un petit spécial « Rentrée »…

 

J’apprends à méditer : avec les petits cailloux du bonheur
De Thich Nhât Hanh et Charlotte Des Ligneries, Edito, 2018.

Une initiation ludique et poétique à la pleine conscience et ses bienfaits, à travers la méditation des galets. Par le biais d’exercices liés aux quatre galets représentant les quatre qualités humaines, l’enfant apprend la spontanéité, la stabilité, le calme et la liberté. La méditation des galets initie l’enfant aux bienfaits de la méditation en lui permettant de soulager son stress, d’augmenter sa concentration et l’aider à faire face à des émotions difficiles.

Notre rédactrice Web l’utilise depuis quelques semaines avec son fils de 6 ans et c’est un succès! À tester dans vos classes pour que règnent le calme et l’harmonie.

 

Un outil pour analyser et améliorer les récréations au primaire
Voici un article fort intéressant paru sur le site du Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE). On y mentionne que des études suggèrent que l’environnement dans lequel les élèves passent leur récréation influence entre autres leur développement, leur contrôle émotionnel ainsi que leur capacité à développer des liens sociaux. Les travaux de plusieurs chercheurs ont mené à la création d’un outil scientifiquement fiable qui permet au personnel scolaire d’analyser et d’améliorer l’environnement de récréation.
Lire l’article complet et accéder à l’outil d’évaluation.

 

Découvertes Web

 

Avis aux enseignants du 3e cycle du primaire
Quelques semaines après la rentrée, bien des élèves seront préoccupés par leur examen d’admission au secondaire. Voici donc quelques ouvrages qui pourront les aider à bien se préparer :

  • L’examen d’admission au secondaire 4e éd., par Diane Boileau et Karina Raymond, Caractère, 2014.
    Ce coffret préparera les enfants aux tests objectifs à passer pour l’entrée dans les collèges et les rassurera en leur offrant une expérience similaire à celle qu’ils vivront lors d’un véritable examen d’admission.
  • Réussir l’examen d’entrée au secondaire 4e éd., par Pierrette Tranquille et Françoise Tchou, Didier, 2010.
    Ce livre s’adresse aux parents soucieux de préparer leur enfant à l’examen d’entrée en première secondaire à l’école privée et dans les écoles offrant le programme d’éducation internationale. Outre de nombreux conseils pour les parents, il comprend des exercices pour se préparer, une révision des connaissances essentielles par matière et un examen modèle.
    Pour aller un peu plus loin, les auteures proposent d’autres exercices en ligne (français, mathématique, culture générale, habiletés logiques).

 

En terminant, nous vous laissons sur une citation de Maya Angelou, une poétesse, écrivaine, actrice et militante américaine qui s’est éteinte en 2014 à l’âge 86 ans.

J’ai appris que les gens vont oublier ce que vous avez dit, les gens vont oublier ce que vous avez fait, mais les gens n’oublieront jamais comment vous les avez fait se sentir.

Rentrée scolaire

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Découvrez Julien Michalk, tuteur et entrepreneur

Tuteur depuis avril 2018 chez Succès Scolaire, Julien Michalk détient une feuille de route impressionnante pour un jeune homme de 27 ans.

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Julien, comment Succès Scolaire est-il entré dans ta vie ?
Je travaille à temps plein dans mon entreprise, Ufrost, depuis que j’ai obtenu mon baccalauréat en génie industriel de l’École polytechnique de Montréal, en 2017. Et comme dans la majorité des entreprises en démarrage, on paie ses collaborateurs et ses fournisseurs avant de s’octroyer un salaire. Bref, j’étais à la recherche d’un emploi à temps partiel qui offrait une belle flexibilité. C’est alors que j’ai croisé un ami de longue date dans le métro et qui m’a parlé de Succès Scolaire.

Donc, depuis le printemps dernier, j’accompagne des jeunes du primaire, du secondaire et du collégial dans toutes les matières : français, anglais, mathématique, chimie…

Quelle est ta plus grande source de satisfaction dans ce travail ?
Jusqu’à présent, j’ai rencontré plusieurs élèves démotivés. Je les comprends : faire du rattrapage ou suivre un cours l’été, on a déjà vu plus plaisant ! Pour susciter leur intérêt, j’établis souvent des liens entre la matière et ce qui les entoure, la vie au quotidien. Quand je vois l’étincelle s’allumer, je me dis « mission accomplie ».

De plus, j’aime bien apprendre à connaître le jeune devant moi puisque cela me permet de personnaliser mon enseignement. Par exemple, j’aidais en science une élève qui aimait la lecture et s’intéressait à Léonard de Vinci. Je lui ai appris qu’en plus d’être un peintre hors du commun, cet artiste était aussi un grand scientifique et un inventeur. Il n’en fallait pas plus pour que je capte son attention et qu’elle commence à s’intéresser à la science.

 

Quel est le principal défi dans ce métier ?
C’est de m’adapter à chaque élève, à chaque situation. Entre une séance de tutorat dans une petite salle de travail d’un cégep et une autre dans la cuisine avec un enfant de 8 ans, le petit frère qui court autour de la table et le chat qui saute sur tes genoux… il y a tout un monde !

Avant d’arriver la première fois chez un élève, je connais son besoin (rattrapage en français, par exemple). Mais parfois, le parent n’a pas tout dit, que ce soit intentionnel ou non, dans le formulaire d’inscription qu’il doit remplir. Si je me rends compte que l’enfant maîtrise les règles de grammaire, mais qu’il commet des erreurs parce qu’il va trop vite, je vais devoir en parler aux parents avec tact. En fait, je devrai plutôt axer nos séances de tutorat sur l’importance de prendre son temps et donner des stratégies de révision au jeune.

 

Revenons un peu sur ton entreprise, Ufrost. Qu’est-ce que c’est, au juste ?
Ufrost, c’est la première machine au monde à être capable de geler rapidement n’importe quelle substance. Par exemple, elle gèle l’eau en 15 à 30 secondes et l’alcool de plus de 40 % en moins de 90 secondes. C’est une avancée importante en restauration. En effet, les chefs ont l’habitude de créer avec le chaud. Maintenant, ils peuvent le faire avec le froid. Dans un sashimi, on peut donc remplacer le riz par un sorbet saké-wasabi-gingembre. Assez innovateur !

Avez-vous déjà essayé de faire geler de la vodka ou de la téquila au congélateur? Impossible. Ufrost révolutionnera également le monde de la mixologie puisqu’elle rend la chose possible. La preuve : le gagnant du Made with love, un concours canadien de mixologues, a utilisé le Ufrost.

Je détiens un brevet ainsi la marque de commerce pour le Canada, les États-Unis et l’Europe. J’ai aussi vendu plusieurs machines à Los Angeles et à Londres. C’est donc une entreprise en pleine émergence !

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Tu parles français, anglais et espagnol, en plus d’apprendre l’italien et l’arabe. Qu’est-ce qui te passionne dans les langues ?
Je suis un passionné de culture et de bouffe. L’apprentissage des langues s’inscrit dans la même lignée. Peu importe le contexte, mais particulièrement en vente, lorsque ton interlocuteur te comprend, tu touches sa tête. Mais lorsque tu parles sa langue, même si ce n’est que les salutations d’usage, tu touches son cœur. Alors il sera beaucoup plus ouvert à la discussion, à la négociation.

Sur ces sages paroles… merci beaucoup Julien de ta générosité !

 

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On parle de nous dans Le Journal de Montréal

Le 15 août dernier, Le Journal de Montréal diffusait un article dans lequel Félix Morin, vice-président de Succès Scolaire, nous parlait du tutorat. Voici ce que l’on pouvait y lire:

Tout dépend justement du niveau de difficulté de l’élève. Nous prenons le temps de comprendre chaque demande, de collaborer avec l’école pour optimiser l’aide.»

Lire l’article au complet.

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Découvrez Sourour Ben Cheikh, superwoman (ou presque)

Découvrez Sourour, maman, étudiante au doctorat et tutrice chez Succès Scolaire.

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Sourour, est-ce que tu pourrais nous décrire ton cheminement scolaire ?
J’ai obtenu mon baccalauréat en ingénierie industrielle de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis, en Tunisie. Je suis tombée en amour avec la Belle-Province lorsque j’ai réalisé mon projet de fin d’études, à l’Université Laval à Québec. C’est pourquoi j’ai décidé d’y revenir afin de faire ma maîtrise et mon doctorat en ingénierie chimique, à l’École polytechnique de Montréal. Bien sûr, mon rêve n’aura pu se concrétiser sans l’obtention d’une bourse nationale. Je suis privilégiée.

Je me spécialise en énergie renouvelable et mon projet de recherche porte sur la production de biocarburants à partir des résidus forestiers : un sujet passionnant ! À ce propos, saviez-vous que le Canada est un pionnier dans ce secteur de recherche ?

 

Comment es-tu devenue tutrice chez Succès Scolaire ?
J’étudiais, étudiais et étudiais depuis 16 ans, alors j’avais envie de faire autre chose, de sortir un peu de ma bulle universitaire. Et c’est dans ce contexte que j’ai découvert Succès Scolaire en février 2018. C’est tout récent !

Depuis quelques mois, j’aide les élèves du 2e cycle du secondaire (3e, 4e et 5e année du secondaire), principalement en mathématiques.

 

Est-ce difficile d’enseigner des notions de base alors que tu as des connaissances approfondies ?
J’ai dû m’ajuster un peu. Au début, j’avais tendance à donner des explications trop poussées et les élèves avaient du mal à me suivre Je suis vite revenue à la base. Je donne donc beaucoup d’exemples concrets qu’ils peuvent transposer facilement « dans la vraie vie ». Une stratégie gagnante pour tous : je réussis à capter leur attention, et ils s’approprient la matière.

 

Que préfères-tu dans le métier de tutrice ?
Au début d’une séance de tutorat, le jeune arrive et ne comprend pas certaines notions. Puis, au fil des explications et des exercices, le déclic se produit. Cet instant me donne une montée d’adrénaline à coup sûr. C’est valorisant de constater que son travail entraîne des résultats concrets tant à court qu’à long terme.

 

Quel est ton plus grand défi avec les jeunes ?
La motivation. Plusieurs avaient perdu leur motivation scolaire ou ne voulaient pas faire de tutorat. C’est pourquoi j’essaie de casser rapidement la barrière tuteur-élève afin d’établir une relation d’égal à égal. Je dis à chacun : « Dis-moi ce qui ne va pas. Dis-moi ce que tu ne comprends pas. Je vais voir comment je peux t’aider. Si je dois t’expliquer la même notion 10 fois, il n’y a pas de problème. » De plus, je reste le plus naturel possible et n’hésite pas à faire des blagues. C’est ainsi que je bâtis une relation basée sur la confiance et l’ouverture.

 

Quels sont tes projets ?
Si tout se déroule comme prévu, je devrais terminer mon doctorat d’ici la fin 2018. Ensuite, j’aimerais bien travailler comme chercheuse dans une université ou pour le gouvernement. Et depuis les derniers mois, je me suis découvert un intérêt et un talent pour l’enseignement. Alors si je pouvais combiner recherche et enseignement, ce serait l’idéal.

Je souhaite rester au Québec au moins jusqu’à ce que mon fils termine son primaire. Ensuite, je verrai ce que l’avenir me réserve.

 

À la fois maman d’un énergique garçon de 3 ans, étudiante au doctorat et tutrice, est-ce qu’il te reste du temps pour t’adonner à un passe-temps ?
(Rires suivis d’une réponse sans équivoque). Non. Conjuguer ces trois sphères de ma vie demande tout mon temps. J’avoue que cela exige beaucoup d’énergie et une excellente gestion de mon temps… comme bien des femmes, d’ailleurs. Ma vie, qui est organisée au quart de tour, ressemble à un marathon-sprint : je cours vite et très longtemps à la fois. Service de garde, université, domicile ou école de l’élève, service de garde, épicerie : voilà mon quotidien. La vie est un long fleuve… pas tranquille du tout !

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4 trucs pour recevoir le maximum en subventions à l’épargne-études

Cet article est une collaboration d’Universitas.

Vous connaissez probablement la chanson : un REEE, c’est payant! Pourquoi? Parce qu’il s’agit du seul véhicule de placement bonifié par de généreuses subventions gouvernementales pour l’épargne-études! Et au Québec, en plus d’avoir accès aux subventions fédérales, vos enfants peuvent également recevoir un incitatif provincial. Au total, selon votre revenu familial, c’est entre 20 et 60 %[1] du montant cotisé au REEE que vous pourriez recevoir.

 

L’ABC des subventions gouvernementales

Vous cotisez à un REEE sur une base régulière? C’est déjà un excellent début! En effet, pour chaque cotisation que vous y faites, les subventions applicables sont versées à votre REEE. C’est votre fournisseur de REEE qui effectue automatiquement les demandes de subventions, vous n’avez pas à vous en préoccuper. Chez Universitas, des agents spécialisés s’assurent du bon déroulement de ces demandes et de la réception des montants. Vous pouvez dormir en paix!

Voyons les stratégies que vous pouvez adopter afin de toucher le maximum des montants disponibles pour votre enfant.

 

  1. Déposer le maximum chaque année

Le chiffre magique, c’est 2 500 $[2]. Il s’agit du maximum subventionnable annuellement. Si votre budget familial vous le permet, c’est le montant à déposer pour aller chercher le maximum en subventions gouvernementales. Cette cotisation peut être étalée tout au long de l’année ou déposée en un seul versement. Plusieurs parents ou grands-parents optent pour des versements mensuels, une formule d’épargne plus facile à intégrer au budget familial.

 

  1. Rattraper les années perdues

Les nouveaux parents doivent souvent conjuguer dépenses de toutes sortes et revenus entamés par les congés parentaux. Quand le budget familial se stabilise et qu’ils parviennent à souffler un peu, le moment est peut-être propice pour envisager le rattrapage des subventions.

Comme pour un REER ou un CELI, avec le REEE, pas question de « perdre » les droits aux cotisations qui n’ont pas été utilisés. Donc, si vous n’avez pas cotisé le maximum certaines années, vous pouvez décider de verser plus pour les années subséquentes2.

L’autre chiffre à retenir, c’est 5 000 $2. C’est le montant maximum que vous pouvez cotiser pour recevoir les subventions, si vous n’avez pas été en mesure de le faire certaines années.

 

  1. Profiter de toutes les occasions

Il est toujours possible de faire des cotisations additionnelles dans un REEE. Pourquoi ne pas profiter d’entrées d’argent supplémentaires, parfois imprévues, pour bonifier le REEE et se rapprocher un peu des fameux 2 500 $ de cotisations? On peut penser aux remboursements d’impôt ou à une prime annuelle, par exemple.

De plus en plus nombreux sont les grands-parents, oncles, tantes et proches qui choisissent de transformer les cadeaux d’anniversaire et de Noël en contributions au REEE. Ils offrent alors à l’enfant un véritable investissement pour son avenir… et un cadeau qui fructifie avec le temps!

 

  1. Profitez du Prêt-REEE

Votre jeune a 14 ans et vous commencez à anticiper le coût de ses études après le  secondaire? Augmenter votre investissement dans le REEE pour maximiser les subventions s’avère une excellente idée, mais il n’est pas nécessairement évident de dégager des montants d’un budget déjà bien ficelé. Universitas propose le Prêt-REEE. Le concept est tout simple, mais tellement avantageux!

En obtenant un prêt auprès d’un partenaire de renom d’Universitas, vous avez des liquidités disponibles à réinvestir dans votre REEE. Pendant la durée du prêt, vous ne payez que les intérêts sur l’emprunt, qui sont bien inférieurs aux subventions que vous récolterez. C’est une stratégie gagnante! Quant au prêt, il sera remboursé à l’échéance du REEE.

Finalement, le truc, c’est de garder à l’esprit l’existence de ce fameux REEE, question de penser à y ajouter des sommes lorsque des décisions d’investissement sont à prendre, ou quand, par bonheur, l’occasion se présente. Parce que dans un REEE, chaque petit montant fait une grande différence!

 

*Là où les programmes provinciaux existent seulement.

[1] Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 % à 40 % et incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE), pour le Québec seulement, de 10 % à 20 %. Selon le revenu net familial rajusté. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus à universitas.ca.

[2] Certaines exceptions peuvent s’appliquer. Consultez notre prospectus à universitas.ca.

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