École: choisir les bons objectifs pour se dépasser

Nous en sommes déjà au dernier droit de l’année scolaire. Il reste beaucoup de temps avant les examens, mais il faut se rouler les manches immédiatement pour s’y préparer. S’y préparer, oui, mais comment au juste? En choisissant des objectifs réalistes et adaptés qui nous stimulent et maintiennent notre motivation jusqu’à la ligne d’arrivée. C’est ce qui nous permet de nous dépasser. Explications.

École: choisir les bons objectifs pour se dépasser

QUEL OBJECTIF?
Disons-le d’entrée de jeu: la réussite à l’école, ce n’est pas d’obtenir des 95 % dans toutes les matières. Loin de là. Ce qui est préférable, c’est que son enfant réalise son plein potentiel. C’est pourquoi, tôt dans sa préparation, votre enfant doit se fixer des objectifs qui sont à sa portée. Deux principes peuvent vous aider à les définir.

Premièrement, il faut que le défi soit cohérent avec le niveau de performance auquel il est. Exiger d’un enfant qui est en situation d’échec qu’il décroche un résultat au-dessus de ceux de tous ses collègues, c’est se faire des illusions. Il faut identifier de façon honnête où il se situe présentement. Partant de là, on essaie d’avancer. Deuxièmement, il faut garder en tête que chaque matière constitue un défi différent. Si votre enfant raffole des maths, l’objectif peut être plus élevé. À l’inverse, si le seul fait d’entendre le mot « géographie » le fait frissonner, alors on lui trouve des défis plus modestes. On y va une capitale à la fois, quoi! Le niveau de difficulté de ce défi que vous vous fixerez ensemble sera peut-être moins élevé, mais dites-vous que c’est le chemin le plus efficace pour réussir. Voyons voir pourquoi.

POURQUOI ÇA FONCTIONNE?
Depuis des décennies, une quantité impressionnante de recherches ont tenté d’expliquer pourquoi certaines personnes s’investissent de façon soutenue dans des tâches diverses, comme la préparation à un examen. Toute tâche est décomposable en « petites tâches », autrement dit, en objectifs intermédiaires qui mènent à l’atteinte de l’objectif final. Les études démontrent que si le niveau de difficulté de l’une des «petites tâches» est perçu par un élève comme étant trop élevé, il se démotivera. Également, une «petite tâche» qui est suffisamment difficile motive l’élève parce qu’il cherche naturellement à vouloir relever le défi qu’elle comporte. Atteindre un défi modeste peut ainsi le début d’un succès encore plus grand.

Pensez-y: pour qu’il devienne bon au golf, on ne demande pas à un débutant de frapper loin et droit dès le premier jour!

POSER LE DIAGNOSTIC
Si l’objectif est le point d’arrivée du travail qui va être au cours des prochaines semaines, le diagnostic est le point de départ. En établissant un diagnostic précis des difficultés de votre enfant, vous serez en mesure de maximiser les effets des efforts qu’il fournira.

L’IMPORTANCE DE LA COMMUNICATION
Emportés par la tempête de leurs quotidiens étourdissants, certains parents ont tendance à ne s’informer des réussites et des échecs de leurs enfants qu’en surface. À ce moment-ci de l’année, il est temps de s’enquérir de leur cheminent scolaire plus en profondeur. L’adage dit qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Il faut donc se pencher sur les stratégies qui ont fonctionné et sur celles à corriger. Faites un retour sur la façon dont votre enfant s’y prend pour faire ses devoirs et son étude dans les matières les plus difficiles. Parfois, le problème ne se situe pas tant au niveau de la compréhension que des stratégies qui sont déployées pour acquérir les connaissances. S’il s’agit d’un problème de compréhension de la matière, alors, une fois de plus, il faut engager une conversation pour localiser précisément où se situe le mal.

OÙ SE CACHENT LES DIFFICULTÉS?
Souvent, lorsqu’on demande à un enfant où se situe ses difficultés, il répondra qu’il «ne comprend rien». Votre effort consiste à aller plus loin que cette réponse spontanée. Vous devez identifier de la façon la plus précise qui soit quelles sont ses difficultés, sur quelle notion il accroche en particulier. Par exemple, un enfant ayant des difficultés en français vous dira qu’il fait «plein de fautes partout». Mais si l’on se penche quelques minutes sur ses exercices, qu’on le questionne plus amplement, et que l’on parle à son professeur, on est en mesure de savoir quelles sont les difficultés sur lesquelles il faut plancher. On comprendra alors que ce sont les homophones qui posent problème, par exemple, ou encore la conjugaison des verbes au conditionnel. Poser un diagnostic précis vous permettra de sauver beaucoup de temps et d’efforts. Votre enfant pourra mettre toutes ses énergies à s’occuper des erreurs qui lui coûtent le plus cher.

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Pour une rencontre parent-prof réussie!

En cette période du premier bulletin scolaire de l’année, vous vous apprêtez à rencontrer très bientôt l’enseignant ou les enseignants de votre enfant. Petit mode d’emploi pour en profiter pleinement.

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ARRIVER À L’HEURE
15 minutes: voilà le temps généralement accordé par rencontre. Être ponctuel et respecter le temps alloué est essentiel. Ne pas respecter ces prémisses entraîne des répercussions sur toutes les autres rencontres.

BIEN SE PRÉPARER
Pour être certain de ne rien oublier et de maximiser votre temps, notez vos questions à l’avance. Plus elles seront précises, plus l’enseignant vous donnera un portrait clair et précis de la situation.

Une question comme «Comment ça va avec Logan depuis le début de l’année?» entraîne une réponse tout aussi vague.

Demandez plutôt s’il est attentif pendant les cours, comment est son comportement avec ses camarades de classe, s’il fournit les efforts nécessaires dans telle ou telle matière, s’il a progressé en lecture…

DIRE LES VRAIES AFFAIRES
L’année est encore jeune: l’enseignant de votre enfant cherche à mieux le connaître. Alors n’hésitez pas à parler de lui, tant de ses forces que de ses faiblesses. C’est en connaissant toutes les facettes de sa personnalité qu’il pourra adapter son approche.

Peu importe ce que vous direz, personne ne vous jugera. Ainsi, si vous manquez de temps pour superviser ses devoirs et leçons, si vous éprouvez des inquiétudes sur un aspect précis ou si des difficultés en français vous empêchent de l’aider dans cette matière, c’est le moment de le dire. Le professeur vous aidera à trouver des solutions: profiter du service d’aide aux devoirs de l’école, engager un tuteur, assister à des séances de récupération, faire évaluer votre enfant par un professionnel, etc.

Certains professeurs veulent savoir comment votre enfant se sent à l’école. Est-ce qu’il a envie d’y aller le matin? Est-ce qu’il est très fatigué à son retour? Comment se passe la période des devoirs? Une réponse honnête lui permet d’obtenir l’heure juste et de s’adapter, au besoin.

CONTRÔLER SES ÉMOTIONS
Rappelez-vous: le bulletin ne définit pas votre enfant. Il présente seulement l’évolution de son parcours scolaire. Aucun parent n’est heureux d’apprendre que son enfant éprouve des difficultés en mathématiques ou qu’il socialise peu. Cela se comprend. Mais il est inutile de vous sentir attaqué lorsqu’un point négatif est soulevé. L’enseignant est votre allié; il souhaite aider votre enfant tout autant que vous. Travaillez plutôt de concert avec lui afin de trouver des solutions aux problèmes soulevés. Par contre, si vous ne vous sentez pas écouté ou respecté, faites-le savoir à la direction.

Sur ce, bonne rencontre!

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L’art de prendre des notes efficacement

Lorsqu’elle faisait ses devoirs, Gabrielle avait de la difficulté à se rappeler ce qu’elle avait vu en classe quelques heures plus tôt. Étudier était une vraie galère puisque ses notes représentaient une suite d’abréviations les plus incompréhensibles les unes que les autres. Un jour, son prof d’histoire lui a montré comment prendre des notes efficaces. Ces quelques minutes ont marqué un tournant dans sa vie scolaire: elle mémorise la matière plus facilement, fait ses devoirs en deux fois moins de temps et obtient de meilleurs résultats.

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POURQUOI PRENDRE DES NOTES?
Prendre des notes permet d’être plus attentif au contenu du cours. Cela évite de se laisser distraire par tout ce qui se passe autour de soi.

Environ 50 % des informations données en classe sont oubliées 30 minutes plus tard. Incroyable, n’est-ce pas? Les notes deviennent donc une extension de notre mémoire qui facilite la révision du contenu quand on les relit.

QUE FAIRE AVANT LE COURS?
Avant un cours, il faut prendre le temps de relire les notes du cours précédent et s’assurer d’apporter le matériel requis.

QUE PRENDRE EN NOTE?
Inutile d’écrire tout ce que l’enseignant dit. Il est préférable de l’observer, de se concentrer sur son message et de noter l’information pertinente. Mais avant d’écrire quoi que ce soit, il faut s’assurer de bien comprendre le contenu du message. C’est pourquoi il ne faut jamais hésiter à poser une question au professeur lorsqu’on ne comprend pas.

IL FAUT ABSOLUMENT NOTER:

  • Le plan général de l’exposé (c’est plus facile de s’y retrouver ensuite);
  • Les noms propres;
  • Les chiffres;
  • Les dates importantes;
  • Les schémas, les figures et les tableaux;
  • Les équations;
  • Les définitions;
  • Les arguments principaux;
  • Les suggestions de lecture complémentaires;
  • Les dates de remises de travaux ou d’examens;
  • Les questions que le professeur pose à la classe (elles pourraient se retrouver à l’examen).

QUELLE MÉTHODE UTILISER?

LES NOTES LINÉAIRES

TITRE
1. Sujet
a. Idée principale
i. Idée secondaire
ii. Idée secondaire
b. Idée principale
i. Idée secondaire
ii. Idée secondaire

LA CARTE

LE RÉSEAU DE CONCEPTS

Source: Réseau de concepts proposé par Carl Bouchard, professeur d’histoire à l’Université de Montréal, dans le cadre du cours Première Guerre mondiale donné à l’automne 2007.

Toutes ces méthodes sont bonnes. Il suffit de trouver celle qui nous convient. De plus, on peut combiner les méthodes puisqu’elles se complètent.

ET APRÈS?
Il ne faut pas attendre une semaine avant de relire ses notes. Ce qui semble clair en classe peut être beaucoup moins limpide quelques jours plus tard. Donc, chaque soir, il faut relire ses notes et les mettre au propre. Cela implique de souligner, de mettre de la couleur et de les compléter. Un point est incompris? Il suffit de le noter et de questionner son enseignant au cours suivant.

QUELQUES TRUCS POUR FACILITER LA PRISE DE NOTES

  • Débarrassez-vous de tout ce qui n’est pas essentiel à la compréhension, les articles par exemple. Optez pour les verbes à l’infinitif.
  • Utilisez les abréviations courantes ou personnelles pour gagner du temps. Mais attention! Quand vous en avez choisi une, vous devez vous y tenir, au risque de ne plus vous y retrouver. L’important, c’est de se comprendre en se relisant.
  • Laissez une marge et de l’espace entre les lignes pour pouvoir faire des ajouts
  • Entraînez-vous. Plus vous prendrez des notes, meilleur vous serez.
  • Si vous utilisez des feuilles mobiles, paginez-les.
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Habitudes de vie et réussite scolaire: le sommeil

Les preuves ne sont plus à faire: les enfants en meilleure santé réussissent mieux à l’école et dans la vie. Le trio gagnant? Activité physique, saine alimentation et sommeil. Ce billet est le dernier d’une série de trois. Il vous fera découvrir les effets du sommeil sur la réussite scolaire.

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DORMIR, ÇA SERT À QUOI?
Le sommeil est essentiel au corps pour se régénérer. Il a aussi des effets bénéfiques sur la maturation du cerveau. C’est pendant la phase de sommeil paradoxal que les neurones communiquent entre eux, facilitant l’acquisition et la mémorisation des connaissances. Ainsi, dormir est plus particulièrement nécessaire après l’apprentissage, car une partie du traitement de l’information se fait pendant le sommeil.

Les sorties, la télévision et l’ordinateur entraînent souvent un manque de sommeil chez les adolescents. Malheureusement, les conséquences sont multiples:
• Diminution de la performance causée par l’inattention et la perte de concentration;
• Mauvaise humeur constante;
• Irritabilité;
• Vulnérabilité accrue.

Les besoins varient suivant l’âge. À 5 ans, la durée de sommeil idéale est d’environ 11 heures. Ensuite, elle diminue de 15 minutes par an pour atteindre une moyenne de 8 heures vers 16 ans. Cela dit, les besoins de sommeil sont variables d’un enfant à l’autre.

ASTUCES POUR FAVORISER LE SOMMEIL
Maintenez un horaire de sommeil régulier. La régularité des heures de coucher et de lever est primordiale pour maintenir l’équilibre de votre enfant. En se couchant et en se levant approximativement à la même heure tous les jours, votre enfant régularise son cycle de veille-sommeil. Même si cela est tentant, évitez le plus possible d’étirer les soirées ou les grasses matinées la fin de semaine afin de ne pas perturber ce cycle, qui est si fragile. Sinon, les lundis matin risquent d’être pénibles!

Créez une routine relaxante avant de se mettre au lit. Le cerveau n’est pas comme une télévision: il ne s’arrête instantanément en appuyant sur un bouton. Idéalement, la routine du dodo dure de 30 à 60 minutes et suit un ordre d’activités de plus en plus relaxantes: bain, pyjama, brossage des dents, lecture, puis dodo. Lire une vingtaine de minutes le soir avec votre jeune le calmera, en plus de développer son goût pour la lecture, un facteur de réussite scolaire.

Évitez les activités stimulantes. Télévision, ordinateur et jeux vidéo sont à éviter lorsque l’heure du coucher approche. S’il n’a pas le temps de se calmer avant d’aller au lit, votre enfant risque d’avoir de la difficulté à s’endormir.

Offrez un environnement confortable. Assurez-vous que la chambre à coucher est fraîche, silencieuse et sombre. Et rappelez-vous: un lit ne sert qu’à dormir, pas à regarder la télévision ou à faire des devoirs.

Votre enfant est agité, irritable, ne tolère pas la moindre frustration et fait des fautes inhabituelles à l’école? C’est peut-être le signe qu’il ne dort pas assez et qu’il est temps de changer certaines habitudes. À vous de jouer!

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Habitudes de vie et réussite scolaire: l’activité physique

Les preuves ne sont plus à faire: les enfants en meilleure santé réussissent mieux à l’école et dans la vie. Le trio gagnant? Activité physique, saine alimentation et sommeil. Ce billet est le premier d’une série de trois. Voici donc de quelle façon l’activité physique influence la réussite scolaire.

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UN BOOSTER POUR LE CERVEAU
Les jeunes physiquement actifs performent mieux à l’école que leurs copains plus sédentaires. Pourquoi? Parce que bouger déclenche des mécanismes physiologiques qui influencent le fonctionnement du cerveau:

• Meilleure oxygénation du cerveau;
• Meilleur apport en glucose, le carburant du cerveau qui favorise la concentration;
• Augmentation du nombre de neurotransmetteurs et de neurones, les responsables du transport et du traitement de l’information;
• Stimulation de l’hippocampe, la zone du cerveau associée à la mémoire et à l’apprentissage.

Ainsi, l’enfant qui bouge a un cerveau qui fonctionne à plein régime. Plus calme, attentif et concentré, il a également plus de facilité à mémoriser de nouvelles connaissances. En résumé, une tête qui a fait de l’activité physique est une tête qui est prête à apprendre.

DES EFFETS DANS TOUTES LES SPHÈRES
L’activité physique améliore la condition physique sous plusieurs aspects: habiletés motrices, force, flexibilité, capacité cardiorespiratoire, équilibre, coordination, etc. Bien sûr, elle contribue à prévenir des maladies comme l’obésité, l’hypertension artérielle et un taux de cholestérol élevé.

Elle favorise également le bien-être physique et la santé mentale. Impossible d’être de mauvaise humeur après un cours de natation ou une balade à vélo! De plus, le sport est un excellent «remède» contre le stress et l’anxiété. Il contribue aussi à améliorer l’estime de soi et la discipline.

Enfin, l’enfant qui participe à une activité développe un sentiment d’appartenance plus fort à son école. Ce sentiment d’appartenance est essentiel pour les jeunes qui n’aiment pas trop l’école. Pour eux, le sport agit souvent comme point d’ancrage à l’école; c’est leur principale source de motivation et de persévérance.

BOUGER, OUI, MAIS À QUEL POINT?
Faire de l’activité physique n’est pas synonyme de devenir le prochain Alexandre Despatie ou Sidney Crosby. Loin de là!

Les enfants et les adolescents devraient être actifs tous les jours. Selon Guy Thibault, docteur en physiologie de l’exercice, il faut présenter aux jeunes des activités diversifiées, sans se restreindre à un nombre précis de minutes d’exercice à cumuler par jour. Il rappelle aussi aux parents d’éviter de mettre de la pression sur leurs enfants qui font du sport ou de présenter l’activité physique comme un mal nécessaire. Ce qui importe, c’est que les jeunes aient du plaisir.

EN TANT QUE PARENT, QU’EST-CE QUE JE PEUX FAIRE?
Vous jouez un rôle important pour encourager votre enfant à faire de l’exercice. Servez-lui de modèle en participant vous-même à des activités physiques régulières. Par exemple, Charlie sait que maman arrive tard le mardi soir parce qu’elle fait de la Zumba et que papa joue au hockey le vendredi soir. C’est inspirant!

Mais surtout, il n’y a rien de mieux que de bouger en famille: randonnée en forêt, vélo, patin, glissade, ski…

Enfin, rappelons-nous que les bonnes habitudes apprises très jeunes sont plus susceptibles d’être maintenues à l’adolescence et à l’âge adulte.

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Habitudes de vie et réussite scolaire: saine alimentation

Les preuves ne sont plus à faire: les enfants en meilleure santé réussissent mieux à l’école et dans la vie. Le trio gagnant? Activité physique, saine alimentation et sommeil. Ce billet est le deuxième d’une série de trois. Découvrez comment les aliments qu’ingère votre enfant influence ses performances à l’école.

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ENFANT BIEN NOURRI = CERVEAU BIEN NOURRI
La recherche révèle que les enfants bien nourris:
• Se concentrent plus facilement;
• Sont plus calmes et souffrent moins d’anxiété;
• Ont une meilleure capacité d’adaptation;
• Sont plus alertes
• Sont moins souvent malades.

«VENTRE AFFAMÉ N’A POINT D’OREILLE»
Impossible de se concentrer ou de retenir quoi que ce soit le ventre vide. On ne le dira jamais assez: le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. C’est pourquoi il est essentiel pour prévenir les pannes d’énergie et les pertes de concentration.

Un déjeuner complet et équilibré comprend des aliments d’au moins trois des quatre groupes alimentaires, donc des fruits, des produits céréaliers, des produits laitiers et une source de protéines. Voici quelques suggestions:
• Produits céréaliers à grains entiers: pain, céréales, muffin ou barre tendre maison, etc.;
• Fruits: inutile de les énumérer, le choix est tellement vaste;
• Lait et substituts: yogourt, lait, boisson de soya, fromage;
• Viandes et substituts: œuf, noix, beurre d’arachide, etc.

Au Canada, 1 enfant sur 7 risque d’arriver à l’école sans avoir mangé en raison d’un accès inadéquat à la nourriture. Grâce au Club des petits déjeuners, tous les matins de l’année scolaire, près de 17 000 enfants, répartis dans 278 écoles du Québec, reçoivent un petit déjeuner nutritif.

LE MOT D’ORDRE: VARIÉTÉ
• Faites le plein de fruits et légumes, au moins 5 par jour: ils contiennent une grande variété de vitamines et de minéraux essentiels au bon fonctionnement du cerveau. Mettez-vous au défi de découvrir un nouveau fruit ou légume par semaine;
• Optez pour des glucides complexes, c’est-à-dire qui se digèrent lentement et fournissent de l’énergie pendant longtemps, tels que les pâtes, le riz et le pain complets, les fruits et légumes (encore!) et les légumineuses;
• Mettez du poisson au menu plusieurs fois par semaine: saumon, thon, truite, dorade, sole, etc.;
• Consommez de la viande rouge en quantité raisonnable, en alternance avec le poisson et les œufs.

SAINE ALIMENTATION NE RIME PAS AVEC PRIVATION
Bien manger ne veut pas dire éliminer complètement tous les petits plaisirs qui sont moins bons pour la santé. Il faut seulement ne pas en abuser. Suivez la règle des 90/10: faites des choix santé 90% du temps et réservez 10 %aux «cochonneries».

En terminant, il n’y a rien de mieux que de cuisiner des repas équilibrés en famille. Plus votre enfant développera ses compétences culinaires et ses connaissances alimentaires jeunes, moins il risque de consommer de mets prêts-à-manger ou de fast-food lorsqu’il quittera le nid familial pour voler de ses propres ailes.

Pour en savoir plus :
Guide alimentaire canadien
Club des petits déjeuners

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5 trucs pour aider son enfant en maths

Vous avez peut-être gardé de mauvais souvenirs des mathématiques. Plus jeune, étiez-vous terrorisé à l’idée qu’on vous pose des questions d’algèbre, de géométrie, de probabilités? Si c’est le cas, vous êtes probablement inconfortable à l’idée de les encadrer pour qu’ils résolvent des problèmes. Voici quelques trucs pour vous aider à les accompagner.

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1. LES MATHS, C’EST DU FRANÇAIS
Avant de résoudre un problème, il faut savoir identifier ce que l’on nous demande. Beaucoup d’élèves ont des difficultés en maths parce qu’il n’arrive pas à décoder un problème, autrement dit, à lire les énoncés en faisant ressortir les mots qui sont importants (combien a-t-on dépensé ? », « Combien reste-t-il ? », « Y a-t-il assez de ?). Prenez le temps de souligner les informations importantes et les mots-clés d’un problème, quitte à utiliser un surligneur.

2. ATTENTION AUX UNITÉS
En math, ce sont des petits détails qui peuvent faire perdre des points. Parce qu’il aura commencé à bien lire ses problèmes, votre enfant saura identifier dans l’énoncé quelle est l’unité qu’il devra utiliser dans sa réponse. Les kilogrammes, c’est pour les masses et les millilitres, c’est pour les volumes…

3. ON S’APPLIQUE
Prenez le temps d’observer la façon dont votre enfant travaille. En principe, vous devriez être capable de comprendre les grandes lignes de sa démarche. Vous pouvez, au besoin, utiliser un cahier à part (on oublie les feuilles mobiles brouillonnes) pour réécrire le problème et faire les calculs qui sont demandés. Prenez une page entière s’il le faut. Les bonnes démarches sont aérées, claires, lisibles. Si l’on fait une erreur, on peut rapidement identifier à quelle étape on s’est trompé.

4. GARE À LA CALCULATRICE
En bas âge, l’utilisation d’une calculatrice peut nuire à l’assimilation des notions de base en mathématiques. Impossible de s’améliorer en calcul mental si l’on peut compter sur la béquille qu’est la calculatrice. Éventuellement, on pourra l’utiliser lorsque les calculs deviendront une partie accessoire de la résolution de problèmes.

5. FORMULER SES DIFFICULTÉS
Les élèves qui réussissent moins bien en mathématiques ont souvent le réflexe d’affirmer qu’ils n’ont « rien compris ». Or c’est rarement le cas. C’est là où vous jouez un rôle crucial. En effet, bien que vous vous sentiez impuissant à lui fournir des explications des notions, vous pouvez l’aider à formuler ses difficultés. Plutôt que de baisser les bras, vous permettrez à votre enfant d’identifier ses difficultés plus précisément. Pour pallier à celles-ci, discutez-en avec son enseignant ou faites appel à un tuteur.

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Comment intéresser nos enfants à la politique?

Le pourcentage de jeunes qui votent aux élections décline de façon constante. Comment arriver à les intéresser? Quel est le rôle que nous devons jouer en tant que parent?

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LA POLITIQUE, C’EST QUOI?
Sophie Lamoureux, auteure du livre Comment parler de politique aux enfants, définit la politique comme «la manière dont les êtres humains s’organisent pour vivre ensemble». Ainsi, elle est partout dans notre vie de tous les jours: sur l’autoroute, à la cafétéria, au boulot, à l’école…

UNE VALEUR COMME LES AUTRES
Tout comme le respect ou le partage, le sens politique devrait être une valeur à inculquer à notre enfant.

On ne devient pas citoyen du jour au lendemain, à 18 ans, lorsqu’on a le droit de voter. C’est pourquoi l’apprentissage de la conscience politique se fait tout au long de la vie.

Soyez à l’écoute des questions de votre enfant. «Faire la grève, à quoi ça sert?», «Pourquoi il y a des riches et des pauvres?», «Pourquoi les gens font-ils la guerre?»: ce sont toutes des questions que votre petit curieux vous posera assurément un jour. Même s’il n’est pas toujours facile d’y répondre, elles peuvent être le prétexte pour discuter ensemble des sujets de société.

UNE CURIOSITÉ EN ÉVOLUTION
Les centres d’intérêt varient au fil des ans. Entre 5 et 7 ans, la plupart des enfants se transforment en ministre de la justice (une part égale de gâteau pour tous les membres de la famille) et de l’équité sociale («ce n’est pas juste: Naomie se couche plus tard que moi!»). C’est la période où on peut échanger sur la justice, l’égalité et la liberté.

Vers 8 ou 10 ans, l’enfant devient plus précis dans ses questions: «Combien y a-t-il de députés?», «À quoi servent-ils?» Il est toujours révolté contre les injustices, mais a le goût d’agir pour changer le monde. Il adore les superhéros. Profitez-en pour vous plonger dans l’histoire de l’Égypte ou de la Grèce pour aborder l’évolution des organisations politiques.

De 11 à 13 ans, l’enfant devient contestataire. Faites écho à ce qu’il vit en discutant de la rébellion des Patriotes ou de la guerre de Sécession.

Par la suite, vous pourrez maintenir vos bonnes habitudes en continuant de dialoguer.

UN DIALOGUE OUVERT
Amenez votre enfant à s’exprimer sur l’actualité ou sur une situation dont il a été témoin, comme une blague sexiste, un commentaire raciste ou une injustice en classe. Vous pourrez donc lui montrer les liens entre ce qu’il vit, les questions sociales (les injustices, les inégalités, la violence…) et les programmes des partis politiques.

L’important, peu importe l’âge, c’est de donner les moyens à votre enfant de se forger sa propre opinion, de réfléchir par lui-même. Apprenez-lui à argumenter, car il ne suffit pas d’avoir une opinion, il faut savoir la défendre à l’aide de faits et d’exemples concrets. Pour ce faire, mettez à sa disposition plusieurs sources d’information: livres, journées, émissions de télévision…

Bien sûr, les discussions doivent se dérouler dans le calme et dans le respect de l’autre. Évitez les disputes: la politique doit être associée à la discussion et non au conflit.

Enfin, si votre enfant a un mot à dire sur tout, encouragez-le à se présenter aux élections du conseil étudiant ou à joindre une association. Ces expériences lui feront découvrir que c’est en agissant qu’il pourra contribuer à bâtir une société meilleure.

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Aider son enfant à vaincre sa timidité

Regard fuyant, voix tremblotante, joues en feu… Dès qu’on lui adresse la parole, votre coco est envahi par la timidité. Une attitude réservée n’est pas une tare en soi. Par contre, cela devient un problème lorsque la timidité nuit à son épanouissement.

Il perd tous ses moyens lorsque son professeur lui pose une question. Lorsqu’un camarade de classe l’invite, il s’arrange toujours pour annuler à la dernière minute. Il a de la difficulté à s’exprimer, même avec son grand-père. Dans ces cas-là, la timidité devient handicapante et il faut agir.

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Conseils et astuces pour l’aider à dépasser ses blocages.

1. DIALOGUEZ AVEC LUI
Demandez-lui de vous expliquer pourquoi il a peur d’aller au terrain de jeu ou chez la petite voisine. Vous aussi étiez timide lorsque vous étiez jeune? Dites-le-lui, cela le rassurera de savoir que son comportement n’a rien d’anormal.

2. AIDEZ-LE À DÉPASSER SES BLOCAGES
Habituez-le à dire «bonjour» ou «merci», à répondre au téléphone, à commander au restaurant ou à prendre la parole chez le médecin. Il prendra confiance en lui progressivement. De succès en succès, l’angoisse disparaîtra. Mais pour que cela fonctionne, vous devez le laisser prendre ses décisions et faire ses propres expériences.

3. FAITES-LE PARTICIPER À DES ACTIVITÉS
Pour certains, c’est le karaté qui lui permettra de s’ouvrir aux autres, alors que pour d’autres, c’est le soccer ou le théâtre. Aidez-le à trouver une activité dans laquelle il serait à l’aise.

4. NE LUI RAPPELEZ PAS SA TIMIDITÉ
Évitez de lui coller cette étiquette peu flatteuse. Encouragez-le et félicitez-le pour ses progrès, même ceux qui semblent anodins: «Bravo! Tu avais peur de demander du ketchup au serveur et pourtant, tu l’as fait. Et en plus, tu as pensé à lui dire « merci ». C’est très poli.»

5. RESPECTEZ SON RYTHME
C’est en se sentant respecté et en confiance qu’il sortira petit à petit de sa coquille. N’essayez pas de le pousser; cela pourrait avoir l’effet inverse.

6. APPRENEZ-LUI QUELQUES TECHNIQUES DE RESPIRATION ET DE RELAXATION
Souffler à travers une paille imaginaire ou respirer par le ventre comme une grenouille l’aidera à se calmer lorsqu’il se sent anxieux.

Malgré tous vos efforts, rien n’y fait? Il est peut-être temps de consulter un thérapeute. Il vous recevra avec votre enfant pour découvrir l’origine de sa timidité et vous accompagnera pour la vaincre.

En somme, aider votre enfant à surmonter sa timidité est un long processus qui ne se réalisera pas en quelques semaines. La clé est d’être patient et à l’écoute.

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5 trucs pour développer le goût de la lecture

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1. LAISSEZ TRAÎNER DES LIVRES PARTOUT DANS LA MAISON
Personne ne peut tomber en amour avec la lecture sans que les livres soient facilement accessibles. Sur la table du salon, dans la chambre, dans la cuisine…peu importe le type de livre (il peut s’agir de livres de cuisines) il faut qu’ils soient omniprésents dans l’environnement de votre enfant. De cette façon, un livre piquera éventuellement sa curiosité, ce qui, à terme, créera un réflexe de les consulter plus souvent.

2. PARLEZ-LUI DES LECTURES QUI VOUS ONT MARQUÉ
Le plaisir de lire, c’est contagieux. Lorsqu’on se fait raconter l’histoire d’un livre -sans en révéler la fin!- par quelqu’un qui l’a dévoré, le goût de le lire devient irrésistible. Lorsque vous parlerez de vos lectures fétiches à votre enfant, faites-le en étant expressif, en révélant quels passages sont particulièrement accrocheurs. Parlez des personnages, de leurs caractéristiques qui vous les ont fait les aimer ou les détester. De cette façon, vous capterez son attention, c’est certain.

3. LIRE DES LIVRES QUI SONT FACILES À AIMER
Souvent, les jeunes se plaignent qu’on leur fait lire des œuvres inaccessibles à l’école. Il est vrai que le choix des lectures s’y fait dans l’objectif de fournir les bases d’une bonne culture générale. Pour pallier ce manque d’intérêt pour les œuvres classiques, n’ayez pas peur de suggérer des lectures « populaires » qui intéressent plus votre enfant. Ceci ne se fait pas au détriment de la culture, mais bien en complémentarité. Nancie Atwell, celle qui a gagné le prix de la meilleure enseignante au monde cette année, croit fermement au principe de faire lire ce que les jeunes veulent lire. Écoutez l’experte et n’hésitez pas à suggérer des lectures plus accessibles!

4. FAITES UN RETOUR SUR LES LECTURES
À l’heure du souper, on peut venir à court de question pour alimenter la conversation : « Qu’as-tu fait aujourd’hui à l’école?…C’était amusant? » Pourquoi ne pas parler des livres que votre enfant lit? Le plaisir augmente lorsqu’il est partagé. Essayez de vous intéresser aux personnages qu’il côtoie quotidiennement, posez-lui des questions sur les péripéties qu’ils ont vécues. En en parlant, vous pourrez faire de la lecture de chacun une discussion familiale animée.

5. ADAPTER LE TIR EN CONSÉQUENCE
Votre enfant n’aime pas ce qu’il lit? La lecture, idéalement, n’est jamais une corvée. Finir un livre en comptant chaque page qu’il nous reste à lire, c’est pénible et ennuyant. Vous avez déjà abandonné un livre? Eh bien, ça vaut pour votre enfant également. Proposez-lui quelque chose de différent s’il dit s’ennuyer. La lecture est un plaisir irremplaçable, une source de jouissances qui se répète à l’infini. Et il y a beaucoup trop de livres pour en lire un mauvais. C’est plate? On change!

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