École: choisir les bons objectifs pour se dépasser

Nous en sommes déjà au dernier droit de l’année scolaire. Il reste beaucoup de temps avant les examens, mais il faut se rouler les manches immédiatement pour s’y préparer. S’y préparer, oui, mais comment au juste? En choisissant des objectifs réalistes et adaptés qui nous stimulent et maintiennent notre motivation jusqu’à la ligne d’arrivée. C’est ce qui nous permet de nous dépasser. Explications.

École: choisir les bons objectifs pour se dépasser

QUEL OBJECTIF?
Disons-le d’entrée de jeu: la réussite à l’école, ce n’est pas d’obtenir des 95 % dans toutes les matières. Loin de là. Ce qui est préférable, c’est que son enfant réalise son plein potentiel. C’est pourquoi, tôt dans sa préparation, votre enfant doit se fixer des objectifs qui sont à sa portée. Deux principes peuvent vous aider à les définir.

Premièrement, il faut que le défi soit cohérent avec le niveau de performance auquel il est. Exiger d’un enfant qui est en situation d’échec qu’il décroche un résultat au-dessus de ceux de tous ses collègues, c’est se faire des illusions. Il faut identifier de façon honnête où il se situe présentement. Partant de là, on essaie d’avancer. Deuxièmement, il faut garder en tête que chaque matière constitue un défi différent. Si votre enfant raffole des maths, l’objectif peut être plus élevé. À l’inverse, si le seul fait d’entendre le mot « géographie » le fait frissonner, alors on lui trouve des défis plus modestes. On y va une capitale à la fois, quoi! Le niveau de difficulté de ce défi que vous vous fixerez ensemble sera peut-être moins élevé, mais dites-vous que c’est le chemin le plus efficace pour réussir. Voyons voir pourquoi.

POURQUOI ÇA FONCTIONNE?
Depuis des décennies, une quantité impressionnante de recherches ont tenté d’expliquer pourquoi certaines personnes s’investissent de façon soutenue dans des tâches diverses, comme la préparation à un examen. Toute tâche est décomposable en « petites tâches », autrement dit, en objectifs intermédiaires qui mènent à l’atteinte de l’objectif final. Les études démontrent que si le niveau de difficulté de l’une des «petites tâches» est perçu par un élève comme étant trop élevé, il se démotivera. Également, une «petite tâche» qui est suffisamment difficile motive l’élève parce qu’il cherche naturellement à vouloir relever le défi qu’elle comporte. Atteindre un défi modeste peut ainsi le début d’un succès encore plus grand.

Pensez-y: pour qu’il devienne bon au golf, on ne demande pas à un débutant de frapper loin et droit dès le premier jour!

POSER LE DIAGNOSTIC
Si l’objectif est le point d’arrivée du travail qui va être au cours des prochaines semaines, le diagnostic est le point de départ. En établissant un diagnostic précis des difficultés de votre enfant, vous serez en mesure de maximiser les effets des efforts qu’il fournira.

L’IMPORTANCE DE LA COMMUNICATION
Emportés par la tempête de leurs quotidiens étourdissants, certains parents ont tendance à ne s’informer des réussites et des échecs de leurs enfants qu’en surface. À ce moment-ci de l’année, il est temps de s’enquérir de leur cheminent scolaire plus en profondeur. L’adage dit qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Il faut donc se pencher sur les stratégies qui ont fonctionné et sur celles à corriger. Faites un retour sur la façon dont votre enfant s’y prend pour faire ses devoirs et son étude dans les matières les plus difficiles. Parfois, le problème ne se situe pas tant au niveau de la compréhension que des stratégies qui sont déployées pour acquérir les connaissances. S’il s’agit d’un problème de compréhension de la matière, alors, une fois de plus, il faut engager une conversation pour localiser précisément où se situe le mal.

OÙ SE CACHENT LES DIFFICULTÉS?
Souvent, lorsqu’on demande à un enfant où se situe ses difficultés, il répondra qu’il «ne comprend rien». Votre effort consiste à aller plus loin que cette réponse spontanée. Vous devez identifier de la façon la plus précise qui soit quelles sont ses difficultés, sur quelle notion il accroche en particulier. Par exemple, un enfant ayant des difficultés en français vous dira qu’il fait «plein de fautes partout». Mais si l’on se penche quelques minutes sur ses exercices, qu’on le questionne plus amplement, et que l’on parle à son professeur, on est en mesure de savoir quelles sont les difficultés sur lesquelles il faut plancher. On comprendra alors que ce sont les homophones qui posent problème, par exemple, ou encore la conjugaison des verbes au conditionnel. Poser un diagnostic précis vous permettra de sauver beaucoup de temps et d’efforts. Votre enfant pourra mettre toutes ses énergies à s’occuper des erreurs qui lui coûtent le plus cher.

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