Découvrez Yann Evima Vouma : ex-avocate, artiste et tutrice

C’est avec grand plaisir que nous vous présentons Yann, rayonnante femme canado-franco-afro-antillaise au prénom unique.

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Yann, parle-nous de ton parcours plutôt atypique.

Atypique… le mot est faible! J’ai fait mon baccalauréat en droit à l’Université de Montréal. Puis, j’ai réalisé deux stages : l’un à Toulouse, en France, pour Avocats Sans Frontière, en droit international humanitaire et pénal; l’autre à l’Aide juridique de Montréal, en droit criminel et pénal.

Une fois assermentée, j’ai pratiqué le droit pendant 10 ans. Je divisais mon temps entre le droit criminel et pénal à la défense à Montréal, et l’ONU, en Tanzanie. Assez paradoxal, n’est-ce pas?

Qu’est-ce qui t’a poussée à délaisser le droit?

C’est un milieu très difficile. Ici, je défendais les accusés afin de leur éviter la prison ou d’alléger leur peine, et en Tanzanie, je travaillais d’arrache-pied à défendre un accusé de crimes contre l’humanité, de génocide et d’autres atrocités commis au Rwanda.

J’ai donc eu besoin de quitter la noirceur afin de retrouver la lumière et d’explorer davantage mon côté artiste. J’ai touché à plusieurs domaines créatifs : le chant, la photo, la danse… pour ne nommer qu’eux. J’ai même eu la chance de réaliser un stage en mode à la Maison Marie Saint Pierre. Six mois d’apprentissage et de pur bonheur!

En 2011, j’ai fait le saut : retour aux études en design de mode au Cégep Marie-Victorin, une formation en mode féminine et masculine assortie d’une spécialisation en fourrure.

Comment est entré le tutorat dans ta vie?

Il y a très longtemps, en réalité. J’avais déjà été tutrice en anglais lorsque j’étais au secondaire et en français, au cégep. Puis, lors de mon retour aux études, une collègue m’a parlé de Succès Scolaire. Depuis que je suis toute jeune, j’aide les gens et je veux embellir le monde. J’ai toujours aimé accompagner les jeunes sur le chemin de la réussite. C’est pourquoi le tutorat me plaît tellement. J’ai donc intégré l’équipe de Succès Scolaire en 2014.

Quelle est ta principale clientèle?

J’enseigne principalement le français aux jeunes de tous âges. Mon plus jeune élève a 5 ans alors que le plus vieux fréquente le cégep.

En ce moment, je réalise tous mes mandats en ligne. J’adore cette formule pour sa flexibilité. Comme je n’ai pas besoin de me déplacer, je gagne beaucoup de temps, ce qui me permet d’aider plus d’élèves.

Que préfères-tu dans ton travail de tutrice?

Avant tout, j’aime accompagner les jeunes vers la réussite et le dépassement de soi. De plus, lorsque le déclic se produit et que le succès s’ensuit, ils gagnent, petit à petit, confiance en eux. C’est la consécration.

Parfois, la réussite se traduit par de bonnes, voire d’excellentes notes. D’autres fois, c’est l’intérêt pour la matière qui se développe. Par exemple, quand un jeune me dit : « Lors de notre prochaine rencontre, j’aimerais que tu m’expliques la règle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir. », c’est génial. C’est le signe qu’il commence à aimer (ou à moins détester!) le français. Alors à ce moment-là, je peux dire : « Mission accomplie ».

Bien des jeunes que je suis cumulent les échecs et se sont résignés à cet état de fait. Moi, je veux les amener à se sentir comme des champions et des championnes. Quand, à 10, 12 ou 16 ans, le jeune vit un premier véritable succès, cela joue beaucoup sur sa confiance en lui ou en elle. Et cette nouvelle confiance entraînera des répercussions positives dans plusieurs sphères de sa vie.

Selon toi, quelle est la recette secrète du tutorat?

Avant l’enseignement, le tutorat est avant tout une question de confiance, tant avec les parents qu’avec l’élève. C’est pourquoi, avant la première séance de tutorat, j’appelle les parents afin de me présenter et de discuter de leurs besoins et attentes. Je parle aussi avec le jeune pour faire sa connaissance, apprendre ses passions et répondre à ses questions.

Alors, lorsque commence la première séance, la glace est déjà cassée et on peut attaquer la matière rapidement.

En ce moment, tu es à la fois tutrice, styliste de mode, consultante à la création artistique et à la tête de la Maison Evima. Parle-nous de cette dernière.

En effet, j’ai fondé ma propre maison de couture et je suis en train de créer une marque éponyme Evima qui lancera sous peu sa première collection de mode haut de gamme, urbaine, fashiontech et durable.

Vous pouvez en découvrir davantage sur Yann en visitant son compte Instagram ou en jetant un coup d’oeil à son site web.

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