Découvrez Ahmed Labidi, tuteur fraîchement arrivé de Tunisie

Ahmed Labidi a commencé à travailler chez Succès Scolaire quelques jours seulement après son arrivée à Montréal, en janvier 2019. Découvrez son parcours…

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Ahmed, parle-nous de ton cheminement scolaire.

Je détiens un diplôme d’ingénieur en informatique industrielle et automatique, que j’ai obtenu en Tunisie. J’ai eu la chance de bénéficier d’une bourse pour aller étudier un an à l’Université du Minnesota, aux États-Unis, en 2016-2017. Cette formation me permet, entre autres, de programmer des machines industrielles.

Puis, l’été passé, j’ai reçu une (autre !) bourse pour réaliser mon stage de fin d’études à l’Université de Calgary. Mon projet consistait à développer un simulateur qui reproduit les déplacements des piétons afin de construire des villes intelligentes.

Après un court retour en Tunisie, j’ai retraversé l’océan pour atterrir à Montréal, le 2 janvier, où j’ai entrepris une maîtrise de recherche en génie de l’environnement. Je pourrai appliquer toutes mes connaissances en informatique, puisque je développerai un système de collecte des émissions de gaz à effet de serre à Montréal à partir de données de géolocalisation. Grâce aux données que fourniront les portables et téléphones intelligents, nous pourrons connaître les moyens de transport utilisés. L’objectif de ma recherche : concevoir des solutions préventives et adaptées.

 

Quand le tutorat est-il entré dans ta vie ?

Pendant mes études, j’ai commencé à faire du tutorat en anglais, en mathématiques, en informatique et en robotique, de façon bénévole.

Je me cherchais un emploi à Montréal avant même d’y poser mes valises. Un ami, tuteur pour Succès Scolaire, m’avait parlé de l’entreprise. J’ai donc posé ma candidature en novembre et passé une entrevue dès mon arrivée. Et c’est ainsi qu’a commencé la merveilleuse aventure du tutorat.

C’est l’une des plus belles choses qui me soit arrivée. Au début, je voyais cela comme un simple emploi à temps partiel qui m’apportait un revenu d’appoint. Mais c’est tellement plus ! J’adore la relation d’aide et de confiance que je crée avec les jeunes et leurs parents. Je pense maintenant à avoir une double profession : ingénieur et tuteur.

 

Quelle est ta clientèle en général ?

Je suis les jeunes tant du primaire que du secondaire. Je leur enseigne principalement les mathématiques et l’anglais. J’aide aussi les plus petits en français et en histoire. Je donne aussi des conseils et propose des méthodes de travail et d’organisation. Il y a quelques années, j’étais à leur place. Alors, je sais exactement ce dont ils ont besoin pour optimiser leur temps.

 

Je crois que tu es très engagé socialement.

En effet. À mon retour du Minnesota, deux autres étudiants et moi avons reçu des fonds du Département américain afin de créer une association qui aide les femmes en milieu rural à développer leur projet entrepreneurial. Notre travail consiste à sélectionner les projets les plus viables et durables qui nous sont soumis et à former les femmes à devenir de bonnes entrepreneures. Nous abordons notamment le développement des affaires, la gestion et la recherche de financement.

En ce moment, une seule personne gère le projet sur place en Tunisie. Mon autre collègue et moi-même nous impliquons à distance.

 

Qu’est-ce qui t’attend après ta maîtrise ?

À la fin de ma maîtrise, j’aimerais beaucoup rester à Montréal afin d’y travailler. Je songe aussi à suivre le processus pour accéder à l’Ordre des ingénieurs du Québec, ce qui est essentiel pour exercer ma profession ici.

J’adore Montréal pour son rythme et ses activités variées. C’est une ville étudiante où l’on trouve aussi beaucoup d’entreprises en pleine croissance. Le meilleur des deux mondes, quoi !

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