Dossier dans Le Devoir: Qui mène à l’école, le parent ou le maître?

9 février 2012

À lire dans Le Devoir de cette fin de semaine: un dossier sur les enfants-rois, mais aussi sur les parents-rois et leur relation avec l’école.

« Tout cela pour soutenir le bien-être et le développement de l’enfant, deux objectifs communs à la fois à l’école et la famille. « L’idée selon laquelle l’enfant a besoin non seulement de son parent, mais de son prof aussi pour que son développement soit maximal est une idée maîtresse, pourtant complètement absente des discours entourant l’école et la famille », déplore Camil Bouchard. « Ça sert au développement, au bien-être, à la persévérance scolaire aussi. Quand le triangle est solide, on ne peut souhaiter mieux pour l’enfant. Mais dès qu’un côté s’effrite, entre le prof et le parent, ou entre le prof et l’élève, tout est remis en question. »

« Le Monarque, c’est moi! » Qui mène à l’école: le parent ou le maître?

 Les parents-rois et l’éducation – À quel type de famille appartenez-vous?

Les parents face à l’école – Des clients ou des citoyens?

Les parents-rois s’installent à l’école

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Lancement des Journées de la persévérance scolaire

8 février 2013

La persévérance scolaire, c’est l’affaire de tous

Ce lundi 11 février aura lieu le lancement des Journées de la persévérance scolaire (JPS), organisé par Réseau réussite Montréal,  coup d’envoi d’une semaine d’activités soulignant l’importance du soutien des jeunes dans leurs efforts scolaires. On vous accueille dès 9h30 avec café et viennoiseries à la Société des arts technologiques (SAT) et le rassemblement se tiendra entre 10h et 11h15.

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La Presse: l’école Champlain, « Un phare au coeur de Centre-Sud »

29 janvier 2013

Voici un dossier inspirant sur l’école Champlain, l’école la plus défavorisée de l’île de Montréal. La journaliste Pascale Breton, du journal La Presse, y a passé deux semaines en compagnie des élèves et du personnel enseignant pour nous dresser un portrait des plus surprenants et inattendus.

L’école Champlain, un phare dans Centre-Sud

Des enseignants qui aiment leur école

Des activités parascolaires à la tonne

La lecture pour partir du bon pied

La maternelle à 4 ans afin d’aplanir les différences

Lutter contre le décrochage précoce

La pédiatrie sociale aux portes de l’école

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Jeux vidéo et éducation: compatibles?

Pas besoin de longues recherches, les jeux vidéo ont la cote chez les jeunes! Et voir son enfant passer des heures devant un écran décourage la plupart des parents… Mais est-ce que les jeux vidéo sont nécessairement mauvais? Existe-t-il une façon de les rendre éducatifs?

Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et le web foisonne d’articles qui tente de cerner le sujet! Voici quelques liens intéressants pour vous aider à vous faire une idée sur la question:

  • Habilo Médias, site web du Centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique, a mis en ligne un dossier abordant autant les inquiétudes liées aux jeux vidéo que leurs effets positifs sur les jeunes. Vous y trouverez également des ressources utiles en tant que parents
  • Ludovia.com suggère aux parents de s’intéresser aux jeux vidéo de leurs enfants et d’y participer. Serait-ce une piste de solution?
  • Jeux vidéo ne rime pas avec exercice et Jouer aux jeux vidéo pour réussir à l’école, deux articles sur le site de Yoopa!
  • L’équipe de creo.ca offre en ligne une gamme de jeux à vocation éducative
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« Une victoire, quelle qu’elle soit, soigne bien des maux »: anecdote de Francis, tuteur chez Succès Scolaire

Raphaël, sec V, est un gars timide qui vit dans un rang un peu reculé à Saint-Mathieu, dans une petite maison bien modeste. Le contact n’est pas facilement chaleureux au début. Il fait des maths de sec IV, et il en arrache! Je dois repasser avec lui des notions de fractions et de signes vues en sec I et II. D’une semaine à l’autre, sa motivation semble décrépir et il oublie ce que nous avons vu la semaine d’avant.

Puis, tranquillement, après quelques semaines, une lueur de complicité s’installe lorsqu’on prend un peu plus de temps pour jaser d’autres choses que des maths. L’école, les voyages, le métier de cuisinier (son rêve), les profs, les amis, les faux amis, les gangs, les filles, etc.
Raphaël avait des préoccupations bien plus creuses que les systèmes d’équations linéaires. Cela explique en grande partie son incapacité à réfléchir profondément à un problème.

En maths, il faut se plonger dans le problème comme on entre dans une pièce sombre remplie d’objets étranges. Tranquillement, nos yeux s’habituent à l’obscurité et on reconnaît quelques pièces. On commence par rassembler ce qu’on comprend le mieux, on établit quelques connexions, et on finit par déduire ce que nous allons devoir trouver à la fin du problème, et ensuite, par quel chemin nous allons y arriver. La dernière étape, est de foncer dans le tas, d’utiliser le bon tournevis au bon moment et ne pas douter dans quel sens on visse (manipulations algébriques de bases).

Celà dit, une telle démarche introspective requiert ce que j’appelle un esprit en paix. Le moindre tourment nous empêche de voir clair dans le noir, ou nous fait oublier la science des tournevis, pour poursuivre avec mon analogie.

La solution? Mettre sa vie sur pause pour un instant et arrêter de s’en faire, le temps d’un calcul, ou deux, ou trois … Et je pense que de réaliser qu’on n’est pas le seul à se poser tout plein de questions sur la vie atténue un peu le sentiment d’insécurité.

Puis, il a fallu que Raphaël accepte le fait que ses lacunes les plus profondes en maths remontaient à sa 5 année. C’est dur pour l’orgueil ça. Juin approchait, je devais lui faire comprendre de l’urgence de la situation, sans l’humilier non plus. C’était là un solide défi. S’il coulait ses maths, la confiance en lui tombait au plus bas niveau, et le retard devenait difficile à rattraper.

Une fois sa tête en mode « au diable tout le reste, je fais des maths comme un fou d’ici l’examen final », il a progressé mille fois plus vite et sa compréhension des maths a enfin atteint le niveau de son cahier de notes de cours. Et ses notes étaient claires et bien structurées. Alors, la fin du sprint fut donc la partie la plus facile, ou du moins la partie durant laquelle il était le plus confiant. J’étais absent durant cette période de deux semaines (je commençais à travailler au camp des Débrouillards). Il a dû y arriver seul. Et je ne crois que mon absence ait été une mauvaise chose.

Fin juin, j’apprends, contre toutes attentes, qu’il venait de passer ses maths!

Lui je ne l’oublierai pas. Et je crois que lui non plus. Une victoire, quelle qu’elle soit, soigne bien des maux.

Francis, tuteur chez Succès Scolaire

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Entrevue avec Marichelle, tutrice chez Succès Scolaire!

Marichelle est tutrice chez nous depuis bientôt deux ans et un peu comme son collègue Guillaume, elle offre ses services dans la région de Montréal et à notre centre de Côte-des-Neiges. Voici une petite entrevue que nous avons réalisée avec elle afin de vous faire connaître l’une de nos tutrices!

Bonjour Marichelle. D’abord, ce que l’on voudrait savoir, c’est… étais-tu bonne à l’école?

Plutôt, oui. Au primaire, j’avais toujours terminé la matière rapidement et je m’ennuyais beaucoup en classe. En troisième année, j’ai eu une excellente professeure qui m’a offert d’aller aider ceux qui avaient plus de difficulté dans la classe, mais aussi les plus jeunes de l’école. Là, j’étais motivée! Je me souviens encore d’un jeu de société que j’avais créé pour enseigner la conjugaison des verbes!

Et comment es-tu devenue tutrice? 

En secondaire 5, je travaillais dans un café et, bien honnêtement, il n’y avait pas beaucoup d’action le samedi après-midi. La fille de mes patrons y faisait ses devoirs et elle me posait à l’occasion quelques questions. Peu à peu, j’ai pris l’habitude de me dépêcher pour terminer les tâches reliées à mon emploi pour aller l’aider! Quand le café a été fermé, j’ai perdu mon emploi comme serveuse, mais j’ai eu mon premier vrai contrat de tutorat!

Selon toi, quelle devrait être la principale qualité d’une bonne tutrice ou d’un bon tuteur?

L’écoute. Écouter ce que l’on nous dit, mais surtout ce que l’on ne nous dit pas. Un tuteur à l’écoute est constamment en train de s’adapter à l’autre et il bâtit une complicité essentielle avec ses élèves.

Quelle était ta matière préférée au secondaire?

Les cours d’anglais! J’avais été classée en « English Language Arts », ce qui veut dire qu’on ne faisait pas de grammaire, mais plutôt de l’analyse littéraire. J’ai eu des profs absolument géniaux qui m’ont donné la piqûre! Je me souviens encore de ce que j’avais ressenti en analysant une chanson de Tom Waits et en saisissant les références aux mythes bibliques! C’est là que j’ai réalisé que les mots n’étaient pas qu’un instrument de communication. C’est un peu grâce à ces professeurs si, aujourd’hui, j’étudie la littérature… française!

Et celle que tu aimais le moins?

À mon époque (je me sens toujours vieille en disant ça, c’est « l’effet réforme », je crois bien), on avait en 3e secondaire un cours de menuiserie. Je ne me souviens plus du nom exact du cours, je crois que ma mémoire est particulièrement sélective. C’était absolument lamentable. J’ai sûrement passé ce cours seulement parce que le prof avait pitié de moi!

Ta meilleure expérience de tutorat?

Elles sont nombreuses. Plusieurs élèves apportent toujours un petit brin de soleil avec eux! Je dois dire par contre qu’il y a une expérience qui a été particulièrement agréable. Elle a eu lieu l’été dernier avec un élève que je rencontre régulièrement depuis plus d’un an. Pendant trois semaines, je suis allée tous les après-midi chez lui pour le préparer à la 6e année du primaire. Je dois dire qu’on était super bien, installés sur le balcon avec livres, jus tropicaux et pistaches! Quand on avait bien travaillé, on prenait une petite pause, le temps d’aller s’acheter une crème glacée ou un cappuccino glacé!

Raconte-nous une anecdote qui t’est arrivée comme tutrice

J’ai reçu une demande en mariage! Après une rencontre, un jeune élève a fait réunir son père, sa mère et son petit frère dans le portique. Du haut de ses 7 ans, il a vaillamment annoncé qu’il comptait un jour épouser sa tutrice!

Où te vois-tu dans dix ans?

J’aimerais avoir une clinique pour adolescents. J’y joindrais services en orthopédagogie, en psychologie, en orientation, en aide juridique et en médecine. J’aimerais que ce soit un lieu où les jeunes se sentent à l’aise de venir à leur guise pour demander des conseils et recevoir des services.

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Comment bien se préparer à la première rencontre avec votre tuteur

Lors d’une première rencontre, c’est à chaque fois la même fébrilité: si on a une vague idée de la façon dont cela devrait se dérouler, on ne sait jamais exactement à quoi s’attendre! Surtout, on espère intérieurement que tout ira bien et que tous s’entendront à merveille. Nous vous donnons ici quelques conseils utiles qui vous aideront à bien briser la glace entre votre enfant, son nouveau tuteur et vous!

Avant la rencontre

S’informer auprès du principal concerné Avant la première rencontre, il est déjà possible pour vous de préparer le terrain. Vous pouvez d’abord consulter votre enfant pour savoir comment il envisage le tutorat. Vit-il de l’insécurité par rapport à ses mauvaises notes? Est-il motivé à réussir? Si votre enfant éprouve des réticences à voir un tuteur, soyez rassurant en lui expliquant que le tutorat lui servira d’accompagnement pour mieux comprendre la matière et l’aider à réussir dans ses études.

Favoriser la communication entre les différents intervenants Entrer en contact avec l’enseignant au préalable serait aussi très utile pour le tuteur: vous pouvez inviter le professeur à un éventuel échange entre le futur tuteur et lui, ce qui pourra assurer un meilleur suivi et un bon encadrement académique. Nous pouvons aussi faire remplir au professeur une grille d’évaluation, qui dresse un portrait de la situation scolaire de votre enfant et qui sera par la suite remise au tuteur.

Réunir les documents scolaires disponibles Dans la mesure du possible, préparez tous les documents pertinents à l’usage du tuteur: bulletins scolaires de l’année en cours, devoirs, examens et évaluations antérieures (d’ancien(s) tuteur(s), de son enseignant, de l’orthopédagogue, etc.). Cette documentation permettra à votre tuteur d’avoir une vue d’ensemble sur la matière abordée en classe et il pourra également cibler les difficultés rencontrées par votre enfant, dans le but de dresser un meilleur portrait de sa situation.

Déterminer une plage horaire adéquate pour les séances Bien choisir le moment où se dérouleront les séances est un élément important. Si les rencontres après l’école ou en soirée pendant la semaine sont courantes, il ne faut cependant pas négliger la capacité de concentration de votre enfant. Par exemple, planifier une séance après une grosse journée d’école ou à la suite d’un entraînement sportif pourrait ne pas être tellement fructueux et votre enfant risque d’être trop fatigué pour fournir davantage d’efforts. Les rencontres de fins de semaine peuvent être très efficaces, puisque les élèves sont plus reposés et donc, plus réceptifs. Ce moment donne aussi l’occasion au tuteur de faire une révision de la matière vue en classe pendant la semaine et s’appliquer sur ce qui aurait été moins compris.

Bien choisir le lieu où se dérouleront les séances L’endroit où faire les rencontres ne doit pas non plus être laissé au hasard. Vous souhaitez faire les rencontres à la maison? Voici quelques suggestions pour aménager un coin dédié à étude. Si vous souhaitez qu’elles se déroulent dans un lieu plus neutre, nous vous suggérons la bibliothèque municipale près de chez vous, un café tranquille dans votre quartier ou encore, à notre centre d’apprentissage de Côte-des-Neiges.

Pendant la rencontre

Faire connaissance À son arrivée, prenez un moment pour faire connaissance avec le tuteur. Avant de s’investir directement dans la matière, il est normal que le tuteur veuille d’abord briser la glace, autant pour mieux connaître votre enfant que pour détendre l’atmosphère. Une bonne chimie entre eux est souhaitable pour que  le tutorat soit efficace et laissez-les un peu mieux faire connaissance avant qu’ils n’entrent dans le vif du sujet.

Instaurer le calme dans la maison Pendant le déroulement de la rencontre, essayez d’éviter les sources de distraction et de bruit: télévision et musique trop forte, conversations animées, etc. Autant que possible, il est mieux que votre domicile reste paisible pendant le déroulement des séances pour favoriser la concentration de votre enfant.

Suivant la rencontre

Au besoin, organiser un plan de match pour les rencontres à venir Une fois la rencontre terminée, consultez le tuteur à savoir s’il y a lieu d’établir des objectifs ou un plan d’action pour le bon déroulement des prochaines séances. C’est le bon moment aussi pour planifier la prochaine séance et  réévaluer si la fréquences ou la durée des rencontres sont toujours appropriées.

S’assurer du suivi entre les rencontres Pendant la semaine, entre deux rencontres, veillez à ce que votre enfant fasse bien ses travaux et validez auprès de lui s’il applique les méthodes abordées avec le tuteur. C’est une bonne façon de s’assurer qu’il y a une progression dans les résultats de votre enfant. Par la suite, faites part des bons coups au tuteur comme des difficultés rencontrées.

Que faire si la chimie n’opère pas entre votre enfant et le tuteur? Quelques fois, les personnalités peuvent en effet être incompatibles. Il faudrait tout d’abord vérifier de part et d’autre, autant auprès de votre enfant que du tuteur, pour avoir un bon compte-rendu sur la situation. Par la suite, contactez Succès Scolaire et nous remédierons à la situation rapidement. Une bonne entente est indispensable pour tirer pleinement profit du tutorat;  nous nous appliquerons en conséquence pour trouver un tuteur dont l’approche et la personnalité répondront plus précisément aux besoins de votre enfant.

 

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L’équipe de Succès Scolaire est de retour cette semaine après les vacances des fêtes!

9 janvier 2013

Élèves, parents, tutrices ainsi que tuteurs: bon retour, en souhaitant que vous ayez tous passé une excellente période des fêtes!

De notre côté, à l’administration, nous réintégrons nos bureaux bien frais et dispos, après une petite absence d’un peu plus d’une semaine. Nous tenons à vous rappeler qu’avec ce retour à la « vie normale », nous restons toujours à votre disposition pour vous aider à planifier vos rendez-vous, recontacter parents ou tuteurs et s’il y a lieu, revoir votre nouvel emploi du temps pour la période hivernale.

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Carnet de voyage: tuteur globe-trotter!

18 décembre 2012

L’été dernier, la mère d’un élève chez Succès Scolaire nous a contacté avec une requête assez exceptionnelle: celle de suivre en tutorat une vingtaine de jeunes lors de leurs compétitions de ski alpin en Autriche et dans l’Ouest canadien. Nous avons donc fait des pieds et des mains afin de trouver un tuteur pour profiter de cette belle opportunité. Francis, tuteur en mathématiques et en science, nous résume ici cette expérience exceptionnelle!

Piste de ski sur le glacier Hintertux, en Autriche (cliquez pour agrandir l’image)

À l’automne 2012, l’équipe élite de ski alpin de la zone Estrie partait en période d’entraînement dans les plus belles chaînes de montagnes du monde. Les trois premières semaines se sont déroulées sur le glacier Hintertux en Autriche. Les deux dernières étaient à la station Panorama, en Colombie Britannique.

Chaque matin, les jeunes partaient très tôt pour la montagne, dînaient en haut et revenaient vers 15h ou 16h. De l’entraînement intensif! Ce sont de vrais athlètes.

J’ai eu l’incommensurable chance de les accompagner durant toute la durée du camp. Ce fut un séjour mémorable! Je devais annuler deux sessions d’université pour me permettre de partir aussi longtemps; je ne regrette aucunement mon choix.

Chaque soir avant le souper, les jeunes s’installaient autour de la table pour faire leurs devoirs. Mon rôle était de les motiver, de structurer la période de devoirs et surtout, de répondre à leurs questions pour qu’ils avancent le plus efficacement possible. J’avais trois élèves de secondaire III, trois de secondaire IV et huit de secondaire V. Graduellement, j’ai fait ma place au sein de cette grande famille où tout le monde parle toujours de techniques de virages, d’anecdotes de touristes qui tombent en embarquant dans le T-bar, des meilleurs skieurs au monde, de la brume du sommet, de leurs ecchymoses sur les bras, etc. Une très belle gang! J’étais finalement une espèce d’hybride entre un entraîneur et un jeune. Pas mal chouette!

Autorité? Je n’avais ni besoin ni l’intention de me placer en position d’autorité sur eux. Quelques rares fois, j’ai dû intervenir pour que le climat d’étude soit moins bruyant. L’ambiance était toujours agréable.

Des questions? J’en ai eu des tonnes! Et de solides questions en plus. Ils m’ont fait travailler fort. À chaque fois ils repartaient avec un peu moins de brume dans leur compréhension des sciences ou des maths et ils m’en remerciaient chaleureusement.

Motivation? Voilà la variable qui oscille beaucoup d’un quadrant à l’autre! D’où vient l’envie d’étudier lorsque la fatigue musculaire et le sentiment qu’on a déjà travaillé assez fort s’emparent de nous? Elle peut venir de deux endroits, parfois même simultanément.

L’équipe Élite Alpin de l’Estrie sur le sommet du glacier Hintertux

Premièrement, les parents gardent un oeil grand ouvert sur leurs chéris. Ce sont leurs principaux commanditaires et ils tiennent à leur épanouissement. Pour la plupart, si les notes à l’école ne sont pas satisfaisantes, c’est fini le ski! Alors pas le choix de travailler pour rattraper les mois qu’on manque à cause des courses et des entraînements. Ils savent qu’ils ne doivent pas accumuler un trop lourd retard.

Deuxièmement, outre l’acide lactique, les blessures et l’envie de faire une sieste, il y a la santé incroyable de ces jeunes qui les tient en vie et forts. Une santé cardiovasculaire, mais surtout hormonale/mentale issue de l’esprit de groupe. J’entends par là un esprit de compétition et de comparaison, mais aussi de rigueur, de respect, d’entraide et d’encouragement. La montagne de devoirs leur paraissait longue à gravir, mais c’est comme si une grande gondole les embarquait et les menait à ouvrir leurs livres, écouteurs sur les oreilles, et à foncer dans le tas tête première. Impressionnant.

Page 188. #6 à 22 lois des exposants, cercle trigonométrique, projet personnel de fin de P.É.I. rapport de laboratoire, équations de la réfraction et des lentilles minces, loi de Hess, etc. La liste est longue, mais tellement passionnante! Du moins, c’est mon point de vue.

Certains soirs étaient plus difficiles, surtout quand le chronomètre les avait déçu, mais c’est la vie. Un de mes jeunes, celui qui en arrache le plus, m’a clairement dit que si ce n’était pas du ski, il aurait déjà lâché l’école! Mais il va continuer à étudier, j’en suis certain et il a du potentiel en plus.

Réalisent-ils leur chance? Je crois que oui! Ils le savent que la vie les a gâtés et ils en tiennent compte dans leur façon de voir le monde. Il leur en reste beaucoup à apprendre, au-delà des pentes de neige, mais ils sont pas mal bien partis.

Le ski, c’est toute leur vie. Certains en font depuis qu’ils ont 2 ans. Ce genre de voyage d’entraînement leur est de plus en plus familier, mais pas au point de le prendre pour acquis. Une chose est certaine, j’étais un des plus énervés dans l’avion en décollant!

Je vous remercie 6,023 X 10^23 fois de m’avoir permis de vivre cette expérience. Je vais m’en rappeler toute ma vie, c’est plus que certain.

Francis

L’équipe Élite Alpin de l’Estrie à Panorama, en Colombie Britanique

Pour plus de détails sur l’équipe Élite Alpin de l’Estrie, allez jeter un coup d’oeil à leur blogue!

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Joyeuses Fêtes! Happy Holidays!

 

 

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