Comment se défaire du syndrome de la page blanche

page-blanche

Le syndrome de la page blanche afflige les gens de tous les âges. Qu’on soit un écrivain célèbre ou un élève du secondaire qui veut réussir l’épreuve de français qui s’en vient, on est à risque de se retrouver les mains ankylosées lorsque l’on saisit son crayon ou son clavier.

Les tuteurs qui se retrouvent avec un élève ayant des difficultés pour leur production écrite savent combien il peut être ardu pour eux d’écrire lorsque ce n’est pas naturel. Mais, justement, pour développer ses compétences en rédaction, c’est à ce niveau qu’il faut travailler, le naturel. Car avec de la pratique, écrire peut devenir aussi aisé que de parler. Voici quelques idées pour rendre l’écriture stimulante.

1. Tenir un journal : cette activité est pratique parce qu’elle peut servir de réchauffement pour une séance qui porte sur un sujet plus pointu. Le journal, c’est la possibilité d’écrire tout ce qui nous passe par la tête. Pas besoin d’être nécessairement « intime » ou rempli de confidences. Le journal n’est qu’un prétexte pour parler de notre lunch du midi ou de notre période d’éducation physique. Tenir un journal régulièrement permet aux élèves de faire un retour sur leurs bons coups et de constater leur progression avec le temps. S’ils ne sont pas inspirés par l’idée d’écrire sur leur journée, vous pouvez toujours leur faire faire une séance d’écriture automatique pour les dérouiller.

2. S’inspirer de l’actualité : on s’entend, plusieurs des événements de l’actualité sont ennuyants pour un élève du primaire ou du secondaire. Par contre, certains débats de société peuvent interpeller les élèves, s’ils sont bien choisis. Pensons à des élèves du secondaire qui possèdent un téléphone intelligent. Vous pouvez leur demander par exemple d’écrire quelques paragraphes sur la pertinence d’interdire leur utilisation dans les restaurants. Mieux encore, vous pouvez leur demander  d’expliquer, avec des arguments clairs, pourquoi ils pensent que les Canadiens sont l’équipe à battre au cours de la prochaine saison. Vous verrez, dès que vous trouverez un sujet qui les touche, ils auront quelque chose à écrire.

3. Idées variées : Finalement, soumettez-leur des questions qui suscitent leur intérêt pour un atelier d’écriture libre:

« Que ferais-tu si tu avais à dépenser 100 000$ autrement que pour tes besoins? »

« Que ferais-tu si tu étais le directeur de l’école pour une semaine ? »

« Qui est ton enseignant favori et pourquoi? »

Bonne écriture!

Ce contenu a été publié dans Nouvelles, Trucs pour enseignants - directions, Trucs pour tuteurs. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.