À chacun son style

cerveau

Votre enfant a échoué ses trois derniers tests en histoire. Malgré les heures passées à étudier, à réviser les concepts, il semble incapable d’assimiler la matière. Pourtant, tout va comme sur des roulettes en mathématique et en français. Plus d’efforts et d’heures d’études ne règleront peut-être pas le problème. Des psychologues avancent qu’il existe des « styles d’apprentissage », et que ceux-ci, loin d’être des inventions farfelues, peuvent expliquer le succès et l’échec d’un enfant.

Comprendre les styles d’apprentissage et leur importance

Toute personne qui apprend traverse un cycle composé de quatre phases: l’expérience concrète (la pratique), l’observation réfléchie et attentive (l’analyse), la conceptualisation abstraite et théorique (la généralisation) et la mise en application (le transfert des connaissances). Chaque individu préfère une de ces étapes, et c’est cette préférence qui indique son style d’apprentissage. Ainsi, si un individu a une préférence pour l’expérience concrète et la mise en application, il progressera plus rapidement en procédant à des essais et des erreurs plutôt qu’en utilisant la logique. Nombre de psychologues affirment que, loin d’être insignifiants, ces styles sont liés à des mécanismes émotifs fondamentaux apparus durant l’enfance.  Autrement dit, le style d’apprentissage est intimement lié à la personnalité.

Bonne nouvelle

La bonne nouvelle, c’est que si la personnalité a un lien avec le style d’un individu, ce style n’est pas rigide. Reprenons l’exemple des échecs en histoire. Un enfant peut penser qu’à cause de ses mauvais résultats, il est incapable de réfléchir, qu’il est nul en histoire et que ça n’est pas prêt de changer. C’est là où l’enseignant et le parent jouent un rôle important. Ils peuvent l’encourager à défaire cette perception en développant les habiletés qui sont liés aux autres styles d’apprentissage.

Les psychologues recommandent d’activer les « conduites cognitives » que les enfants ont tendance à éviter. Il s’agit de leur faire vivre des expériences nouvelles pour confronter leurs croyances fondamentales (« je suis incapable de réussir en mathématique »). Vous devez discuter de ce que votre enfant ressent lorsqu’il doit réaliser telle ou telle tâche à l’école, puis lui suggérer des avenues différentes pour venir à bout du problème. Ça peut être de faire certains travaux avec ses collègues de classe, faire des exercices de mémorisation de ses connaissances, les résumer sous la forme de schémas ou d’organigrammes.

Bref, une faiblesse dans une matière n’indique pas qu’on est voué à l’échec. Dans le fond, ce que les psychologues nous disent , c’est que le calvaire de votre enfant avec les chiffres n’est pas irrémédiable. Il peut rêver d’être le prochain Beethoven tout en réussissant ses examens d’algèbre linéaire.

Si vous voulez aller plus en profondeur, consultez ce petit manuel s’adressant à des tuteurs qui vulgarise bien ce que sont les styles d’apprentissage.

Vous pouvez également consulter ce court document réalisé par le Collège de Maisonneuve, ou encore essayer ce questionnaire ludique et sans prétention destiné aux enfants.

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